France

deux femmes voilées portent plainte pour violences policières

Deux femmes, âgées de 24 et 23 ans, ont porté plainte jeudi 21 avril, affirmant avoir été battues à plusieurs reprises sur le pont de Clichy (Au-de-Seine) par des policiers, qui ont à leur tour porté plainte pour violences.

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L’une d’entre elles a également dénoncé une tentative de bris de son hijab par un policier. “Nous sommes en présence d’une attaque raciste, sexiste et islamophobe”, a déclaré leur avocat, Me Nabil Budi, contacté par l’AFP. Les faits datent du jeudi 14 avril. Des vidéos de la scène sont ensuite partagées sur les réseaux sociaux. Puis, samedi 16 avril, les trois policiers concernés ont porté plainte pour “outrage”, “émeute en réunion” et “violences sur agents publics”, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire à Nanterre.

Quelques claques

Selon leur récit, tweeté par la préfecture de police, les deux femmes “ont traversé la route” tandis que la patrouille de police “activait des dispositifs d’avertissement sonores et visuels pour contrôler le véhicule incriminé”. “Malgré l’état d’urgence, deux femmes ont traversé la route, ont indigné la police et ont fui le contrôle au milieu d’une foule qui s’est interposée”, a indiqué samedi la police. La version pour les deux femmes diffère sensiblement.

Selon leur plainte contre X, consultée jeudi par l’AFP, ils traversaient un trottoir lorsqu’une voiture de police a allumé ses gyrophares “pour forcer le passage” et s’est brusquement arrêtée au milieu de la voie en arrivant à leur hauteur. “. Les deux femmes racontent qu’un policier est alors descendu du véhicule “pour les surveiller” et a “giflé” l’une d’entre elles, qui a également condamné le coup ventral. Cette dernière “a perdu l’équilibre et a été systématiquement soulevée par le policier avant de recevoir la gifle suivante”, accuse encore la plainte.

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Deux autres policiers sont accusés d’avoir frappé la deuxième jeune femme “dans le dos et la poitrine” et de l’avoir insultée de “sale pute” avant de “perdre connaissance”. Il est allégué que deux des policiers ont également “tenté d’arracher le voile” de la jeune femme, qui dit avoir été touchée. La plainte pour “violences délibérées” et “injure publique” par des agents publics a également condamné le contrôle d’identité “forme illégale”, car fondé sur “le seul trait distinctif des deux jeunes femmes”: le hijab”.