Deux personnes, 48 et 64 ans, ont été tuées à 65 minutes d’intervalle mardi soir à Montréal, et alors que les deux victimes auraient pu être choisies au hasard, il y a une très forte possibilité que ces deux meurtres soient liés, selon l’inspecteur général à la service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marie-Claude Dandeno.
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“Nous pensons à 99% qu’ils seraient liés, compte tenu de la proximité dans le temps et de la proximité des lieux.” Cependant, je ne peux pas vous le donner sans aucun doute », a déclaré l’inspecteur général à LCN.
“Aucune hypothèse n’a été écartée pour le moment”, a-t-elle ajouté. Pour moi, ce qui m’inquiète, c’est de savoir que ma population voit cela et peut avoir un sentiment d’insécurité. Toutes mes équipes travaillent pour que nous puissions résoudre ces crimes.
Selon Marie-Claude Dandeno, l’une des deux victimes était connue des services de police, “mais on parle d’un délit mineur”. “Là où on ne peut pas dire si ces victimes ont été visées, c’est au niveau du mobile du crime. Il y a plusieurs preuves à recueillir.
Dans le contexte de la flambée de violence dans les rues de Montréal, la question de savoir si ces deux meurtres pourraient être liés au “scoring”, une pratique qui consiste à commettre des crimes pour marquer des points contre un groupe ennemi, puis à réclamer ceux dans les réseaux sociaux , peuvent légitimement survenir.
Or, selon l’inspecteur en chef du SPVM, “lorsqu’on analyse les faits au premier coup d’œil, il n’y a pas de caractéristiques que l’on trouverait pour la notation”. “Par exemple, il n’est pas sorti sur les réseaux sociaux”, a-t-elle noté. Mais aucune hypothèse n’a été écartée.
L’enceinte du quartier, les patrouilles et les agents de prévention se préparent à faire du porte-à-porte et à parler aux citoyens, tant pour recueillir des informations que pour rassurer la population, a indiqué l’inspecteur général. “Tout le monde arrive en renfort, des tests balistiques vont arriver, petit à petit nous aurons des informations qui nous permettront de résoudre ces crimes.
Selon Marie-Claude Dandeno, comme l’ont affirmé à l’antenne et Roger Ferland, ancien enquêteur du SPVQ, il est important de tendre la main à la population.
“La lutte contre la violence armée ne se fait pas seule. J’invite les personnes ayant des informations à nous contacter, que ce soit au poste de quartier, au 911 ou, si elles craignent des représailles, elles peuvent toujours faire affaire avec Info-Crime. Ceci est totalement confidentiel. Peu importe la taille de l’information, elle peut conduire à une arrestation et nous aidera dans ce combat.
Si le SPVM a un suspect en ce moment, aucune arrestation n’a été effectuée en date de mercredi en fin d’après-midi.
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