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Montargis Montargis (Loire).– Ces deux professeurs qui font accuser le couple, on pourrait penser qu’elles sont un peu des collégiennes – leurs avocats plaideront leur geste en ce sens : pensez-y, l’enduisage de Jean-Michel Blanquer à la chantilly le 4 juin à Montargis, où ci – devant le Ministre de l’Education Nationale a fait campagne pour les élections législatives après avoir été parachuté dans cette circonscription par la Macronie reconnaissante !
Eh bien pourtant, malgré leur volonté de paraître courageux jusqu’au bout, lundi 5 septembre après-midi au tribunal correctionnel de Montargis, un professeur d’arts plastiques et un professeur d’histoire avaient l’air gris. C’est plus fort qu’eux. A 57 et 51 ans, ils ont l’air fatigués, meurtris. Comme tant d’enseignants en ce début d’année scolaire, face à l’angoisse de replonger dans un système défaillant qui s’effondre inexorablement : déjà le bénéfice des vacances s’estompe…
A ces préoccupations structurelles s’ajoutent donc, pour les deux hommes, les déplaisantes poursuites intentées par M. Blanker pour une infraction punie par l’article 222 (et sa série d’alinéas) du Code pénal : “Atteintes à l’intégrité physique ou psychique de la personne”. Les deux prévenus se retrouvent blottis dans la salle d’audience, où une autre institution submergée par la misère budgétaire, la justice de la république, gère tant bien que mal l’arriéré d’affaires.
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