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Devant un public record | L’Angleterre remporte l’Euro féminin

(Wembley) Dur, disputé, tactique, la finale du Championnat d’Europe de football, qui a offert à l’Angleterre son premier trophée féminin, face à l’Allemagne (2-1 ar), dimanche à Wembley, devant une affluence record, a été l’apothéose d’un compétition qui a démontré les progrès spectaculaires de ces dernières années.

Publié à 14h27 Mis à jour à 16h57

Frédéric HAP Agence France Presse

L’Angleterre a enfin mis fin à sa longue attente depuis la Coupe du monde 1966 remportée par les hommes, et elle le doit à son équipe féminine : “Le football rentre à la maison”, l’hymne officieux des équipes nationales peut enfin être chanté sans ironie.

PHOTO PAR LEILA COKER, PRESSE ASSOCIÉE

Chloe Kelly a marqué le but gagnant en prolongation.

En livrant leur première défaite aux Allemandes en finale de l’Euro, qui ont remporté 8 des 13 éditions, les Lionnes ont achevé le déchirement d’une équipe qui entre progressivement en jeu.

Trois ans après la Coupe du monde 2019 en France, qui avait déjà précisé la trajectoire ascendante des femmes dans le football, et malgré la pandémie de COVID-19 qui en est passée, l’Euro anglais s’achève sur un succès incontesté.

Un succès populaire d’abord, comme en témoignent les 87 192 spectateurs dans les tribunes, bien plus que le record de l’Euro masculin de 79 115 lors de la finale de l’édition 1964 entre l’Espagne et l’URSS (2 – 1).

PHOTO PAR MOLLY DARLINGTON, Reuters

Le stade de Wembley à Londres a accueilli 87 192 spectateurs pour la finale.

L’affluence totale de cet Euro, avec 574 875 supporters présents dans les stades, pulvérise également la meilleure note de la compétition continentale féminine, réalisée il y a 5 ans aux Pays-Bas avec 247 041 spectateurs.

“Tout au long du tournoi, nous avons eu tellement de soutien de nos fans”, a déclaré l’entraîneur Sarina Wiegmann après le match.

Le coeur brisé pour Alexandra Popp

PHOTO PAR LEILA COKER, PRESSE ASSOCIÉE

Ella Toone a ouvert le match pour l’Angleterre.

“Votre succès va au-delà du trophée que vous méritez si largement. Vous avez tous donné un exemple qui sera une source d’inspiration pour les filles et les femmes d’aujourd’hui et pour les générations à venir”, leur a même écrit la reine Elizabeth II dans un message de félicitations.

Des chiffres qui vont permettre au développement de se poursuivre, mais le niveau de jeu s’est aussi nettement amélioré, techniquement, tactiquement, athlétiquement…

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La finale en a été l’illustration avec une bataille acharnée entre les deux meilleures équipes du tournoi, qui n’ont rien lâché dans les escarmouches et les duels.

“Je leur ai dit que nous pouvions être fiers, ce n’était pas suffisant, mais nous avons tout donné jusqu’à la fin et je ne peux rien leur reprocher”, a déclaré la sélectionneuse allemande Martina Voss-Tecklenburg à propos de ses joueuses après le match.

L’Allemagne pourrait regretter d’être privée de son ailière Clara Bühl, testée positive au COVID-19, et de sa capitaine et meilleure buteuse Alexandra Popp, blessée à l’échauffement, en demi-finale.

Sans Buhl et Popp, l’attaque allemande avait perdu beaucoup de son éclat, mais aussi de son mordant, de sa pression parfois désordonnée.

A l’inverse, contrairement au match aller face à l’Autriche ou à la mi-temps face à la Suède, l’Angleterre n’a pas tardé à s’allumer et a su répondre au défi physique qui a donné à l’arbitre ukrainienne Kateryna Monzul de quoi faire.

Les occasions se sont raréfiées pendant une heure, Ellen White en a raté deux avec une tête (3e) sur la gardienne et une frappe trop haute (38e) sur un beau retour de Beth Mead, joueuse du tournoi avec 6 buts et 5 passes décisives.

Aussi laid qu’il est historiquement nu

Même dans les premières équipes, le match s’est emporté.

Dans une ouverture brillante de Georgia Stanway, Ella Toun s’est présentée face à la gardienne allemande, qu’elle a trompée d’un ballon cinglant et d’un sang-froid impressionnant compte tenu de l’enjeu et de son jeune âge (22 ans), six minutes seulement après son entrée en jeu (1- 0 , 62 -ro).

Les Anglaises sont ensuite malheureusement tombées trop en retrait et Lina Magal, déjà en danger à deux reprises (50e, 66e), a coupé un centre bas de Tabea Wasmuth pour égaliser (1-1, 79e).

Pendant la prolongation, le KO était dans l’air et on espérait un coup de génie pour faire basculer le titre.

Le point de Chloe Kelly dans un virage confus (2-1, 111e) ne restera pas dans les mémoires pour sa beauté, mais il appartient assurément à l’histoire du sport anglais.

Le but a également confirmé “l’invincibilité” de Sarina Wiegmann, qui n’a pas perdu un seul match en 20 matchs à la tête des Lionnes et a remporté ses 12 matchs en Euro après avoir déjà mené les Pays-Bas à la couronne à domicile. il y a 5 ans.