France

Dix mois de prison pour la femme qui a agressé un pompier de Paris

Des manifestants passent devant un feu allumé par d’autres lors d’un traditionnel défilé du 1er mai à Paris. LOUIS JOLIE / AP

Une femme de 38 ans, jugée dans l’immédiat à Paris, a été reconnue coupable mercredi 1er juin d’avoir agressé un pompier de Paris lors d’un défilé du 1er mai et condamnée à dix mois de prison par contumace.

Également condamnée à un an d’interdiction de manifester, elle devra verser 700 euros aux pompiers pour préjudice moral et un euro au préfet de police. L’accusé fait appel, ont annoncé ses avocats Me Ainoha Pascual et moi Alice Becker.

Dans les vidéos tournées lors de la manifestation du 1er mai sur les réseaux sociaux, on voit la prévenue avec un casque orange sur la tête tenter de saisir la lance à incendie d’un pompier en train d’éteindre un incendie allumé par certains manifestants. Après plusieurs tentatives infructueuses, elle l’a frappé deux fois sur le casque avant d’être vaincue. La femme a été interpellée une heure après l’incident.

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Il a déjà été condamné pour des actes de violence

“Elle était déterminée”, elle a envoyé ses bras autour de moi et ma lance et n’a pas voulu lâcher prise”, a déclaré le pompier, qui tentait d’éteindre un incendie qui se propageait à un immeuble résidentiel. “Elle m’a dit à plusieurs reprises ‘on va te casser comme en 2019’, à l’occasion des manifestations du mouvement des ‘gilets jaunes'”, raconte le pompier.

Des photos d’elle portant un gilet jaune ou posant en tenue de combat ont été trouvées dans son téléphone. Cette mère célibataire, déjà condamnée en 2018 pour des faits de violence, n’a pas comparu mercredi devant le tribunal.

Le 4 mai, très éprouvée, souvent en larmes, elle s’est présentée à l’audience comme “formatrice d’hygiène en CDI” après avoir été “assistante d’une infirmière pendant le Covid”. Son avocat a plaidé sa fragilité psychologique et son anxiété et a exigé la fin de l’audience sur le fond, rejetée par le président.

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C’est donc en son absence et sans représentation de ses avocats – qui ont quitté la salle d’audience, arguant qu’ils n’avaient pas de mandat pour la défendre – que l’audience sur le fond a eu lieu. Le président n’a rien dit[était] confirmé », ni les CDD d’infirmière, ni le fait qu’elle sera au chômage à partir de 2020 ou qu’elle aura deux fils. Le procureur, qui a évoqué “une personne qui ne veut pas s’occuper des institutions”, a requis huit mois de prison.

Le monde avec l’AFP