France

Dominic Anglad n’a plus rien à perdre

Avec 9% de soutien chez les francophones, Dominic Anglad n’a plus le choix. À quatre mois des élections, le chef libéral joue déjà des tours. Réunis en conseil général, les libéraux ont joué cartes sur table. Après leur nouveau logo, ils sont les premiers à dévoiler leur plateforme électorale.

La priorité du PLQ – l’inflation – saute aux yeux immédiatement. Réduction ciblée des impôts pour la classe moyenne et augmentation pour les riches. Gel du tarif de l’électricité. Supprimer la taxe de bienvenue pour les premiers acquéreurs.

En santé : Un médecin de famille pour plusieurs Québécois qui n’en ont pas. Du côté « identitaire » : une plus grande ouverture à l’immigration. Etc.

Bref, face à la domination quasi hégémonique de la CAQ dans les sondages, Dominic Anglad cherche avant tout à prendre le peu de place politique qu’il lui reste. Et de cette façon, il essaie de garder l’opposition officielle.

Donc sauver des meubles, oui. Question de détention. Ce que PLQ a toujours su faire. Même dans ses pires traversées du désert.

Gonflé au bloc, cependant, le leader libéral est étrangement arrogant. Elle dit briguer l’élection d’au moins 63 députés. (Il a maintenant une trentaine d’années. Avec son soutien actuel, il en choisira moins de vingt.)

Planète Mars

attention. L’élection de 63 députés lui donnera un gouvernement à majorité libérale. Rêve aussi d’installer en même temps une centrale PLQ sur la planète Mars.

Cependant, précisons au chef libéral que la victoire des libéraux, même minoritaires, est impossible. Alors pourquoi une projection aussi irréaliste, pour ne pas dire exagérée ?

Une des deux choses. Ou Madame Anglad utilise tous les moyens possibles pour vaincre ses troupes découragées.

Or la dirigeante libérale, dans l’âme, aurait déjà décidé de quitter la politique après la prochaine élection à partir du moment où son propre objectif de 63 élus ne sera pas atteint. Seul le temps nous le dira.

Dominique

Dominic Anglad joue d’autant plus son rôle que les premières images de la campagne libérale tournent exclusivement autour du chef. Une série de publicités libérales montrent Dominic.

Il est également identifié comme “Elle” avec les deux “l” sous la forme du logo libéral. On le voit apparaître comme par magie pour proposer un médecin de famille ou geler les tarifs de l’électricité ou supprimer la taxe de bienvenue.

C’est une tentative d’humaniser l’image du chef en disant aux électeurs que le PLQ existe toujours…

Autrement dit, comme l’a généreusement conseillé l’ancien premier ministre péquiste Lucien Bouchard, le PLQ doit être « restauré » s’il veut un jour être une alternative viable à la CAQ.

Parier sur tout pour le chef est une lacune dont souffrent tous les partis politiques dans les campagnes électorales. La principale différence est qu’au PLQ, le départ annoncé de près de la moitié des députés jette encore plus de lumière sur le chef.

C’est pourtant l’état actuel du PLQ. Difficile de faire autre chose que de miser autant sur son leader et sur une plateforme lancée bien avant ses adversaires.

Il servira également de carte de visite à ses candidats lors de leurs tournées estivales pré-électorales.

Dominic Anglad lance les dés avant le départ des Québécois pour les vacances. Le choix est pour le moins audacieux.