(Montréal) Québec solidaire (QS) a officiellement complété son équipe pour les élections provinciales de cet automne. Parmi les candidats figurent 70 femmes et 55 hommes, une « source de fierté » pour la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.
Posté à 12h28
Catherine DesautelsLa Presse canadienne
Le parti a un candidat dans chaque circonscription du Québec. Selon Manon Massé, la tâche de trouver les 125 candidats n’a pas été particulièrement difficile. Elle dit que les candidats sont prêts à « monter à bord » dès dimanche, lorsque les élections provinciales du Québec seront déclenchées.
Même si historiquement il y a toujours eu moins de femmes siégeant à l’Assemblée nationale – le record était de 42% de femmes élues aux élections de 2018 – Manon Masset ne croit pas qu’avoir plus de candidates soit un désavantage dans la course électorale.
Au contraire, elle affirme que c’est avec ces “femmes fortes” que QS pourra avoir plus de places dans la Blue Room.
Je pense que c’est assez unique dans l’histoire du Québec d’avoir un parti politique qui veut gagner les prochaines élections et qui représente plus de femmes que d’hommes.
Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire
Aucun objectif n’a été fixé pour avoir plus de femmes, mais l’homme politique souligne que QS a toujours fait des efforts dans ce sens. Notamment, Québec solidaire a une réglementation internet qui oblige le parti à présenter au moins 50 % de femmes parmi ses candidats.
La conférencière croit que voir plus de visages féminins en politique québécoise au cours des quatre dernières années a sans doute encouragé certaines femmes à se porter candidates. “Ils ont vu qu’être une femme à l’Assemblée nationale était nécessaire pour porter les idées de Québec solidaire.” Je suppose que cela a convaincu certains d’entre eux », déclare Mme Masse.
L’âge moyen des candidats au QS est de 39 ans. C’est la première fois qu’un parti politique calcule l’âge moyen de ses candidats.
Il n’est donc pas clair si plus de jeunes candidats sont apparus pour QS cette année. Manon Massé dit qu’« à première vue », il semble qu’il y ait quelques jeunes qui ont décidé de rejoindre la course électorale sous la bannière de la solidarité.
Un autre fait saillant est que 21 personnes racisées et six candidats autochtones font partie de ceux qui se présenteront aux élections sous la bannière de la solidarité le 3 octobre.
“Nous l’avons fait [des démarches] avec quelques gens du coin et six d’entre eux ont relevé le défi », raconte Manon Massé. Elle croit que Maïté Labrecque-Saganash a de bonnes chances d’être élue dans la circonscription d’Ungava, ce qui ferait d’elle la première femme autochtone à siéger à l’Assemblée nationale.
Parmi les autres candidats « de marque » qui ont décidé de porter l’orange en campagne électorale, Mme Massé mentionne la Dre Melissa Genereux, candidate de Saint-François et professionnelle de la santé publique en médecine ayant un intérêt pour les questions de santé mentale.
Add Comment