Elizabeth Bourne lors de sa visite au centre LGBT+ d’Orléans à l’occasion du 40e anniversaire de la dépénalisation de l’homosexualité en France, le 4 août 2022. Guillaume SOUVAN / AFP
Le Premier ministre a prévenu : “La bataille des mentalités n’est pas encore gagnée”. “Elizabeth Bourne a annoncé jeudi 4 août qu’un ‘ambassadeur des droits LGBT+’ serait nommé ‘avant la fin de l’année’ et qu’un fonds de trois millions d’euros serait mis en place pour financer de nouveaux centres LGBT+.
Le chef du gouvernement s’exprimait lors d’une visite au centre LGBT+ d’Orléans à l’occasion du quarantième anniversaire de la dépénalisation de l’homosexualité en France.
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L’ambassadrice des droits LGBT+ “coordonnera les actions du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour protéger contre les discriminations et promouvoir les droits des LGBT+ et portera la voix de la France”, a précisé Mme Bourne. Il s’agira notamment de défendre la “dépénalisation universelle de l’homosexualité et de l’éphémère”.
Le Premier ministre a également salué “l’excellent travail des associations et des centres LGBT+”, “des points d’entrée reconnaissables et accessibles pour de nombreuses personnes qui ne savent pas vers qui se tourner”. L’an dernier, ces centres “ont aidé près de 6.000 personnes à travers notre pays”, a-t-elle insisté, estimant que “la haine anti-LGBT+ continue d’exclure, de blesser et même parfois de tuer”.
Le fonds de trois millions d’euros devrait permettre la création de dix nouveaux centres, en plus des trente-cinq existants. L’objectif est d’avoir au moins deux centres dans chaque région de France et au moins un centre dans chaque région d’outre-mer.
“expressions blessantes”
Interrogé sur la ministre Caroline Caillot, qui a provoqué un tollé mi-juillet en évoquant les homosexuels avec la formule “ces gens-là”, le chef du gouvernement a condamné les “expressions blessantes”. Cependant, elle a assuré qu’il n’y avait “aucune ambiguïté sur l’engagement de tous les membres de [son] gouvernement qui partagent la même vision d’une société progressiste ».
Au sujet du projet de loi déposé par le sénateur PS Hussain Burgi visant à indemniser les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982, la Première ministre a dit qu’elle l’avait “entendu” et qu’elle “l’étudierait”.
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“Ce n’est pas un sujet facile de savoir comment réparer les blessures qui peuvent avoir été causées par la discrimination”, a-t-elle souligné, estimant qu'”il est maintenant important de constater que l’inscription de la discrimination dans la loi était une erreur et de saluer et de célébrer l’abrogation de ces dispositions ».
Le monde avec l’AFP
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