France

Elizabeth Bourne prévoit une aide ciblée après la fin du bouclier tarifaire

La Première ministre Elisabeth Bourne lors des rencontres économiques à Aix-en-Provence, le 9 juillet 2022. CHRISTOPHE SIMON / AFP

Le bouclier tarifaire sur les prix de l’énergie pourrait être remplacé l’an prochain par des aides plus ciblées pour les Français modestes, a annoncé la Première ministre Elisabeth Borne, samedi 9 juillet à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

“Nous n’exposerons pas les Français les plus humbles à des hausses inconsidérées du prix de l’énergie”, a assuré le chef du gouvernement à la presse, réuni en marge des réunions économiques à Aix. “S’il n’y avait pas de bouclier” sur le prix du gaz ou de plafonnement des prix de l’électricité, “l’électricité serait un tiers plus chère et le gaz 45 à 50%” plus cher, a-t-elle dit. Le Premier ministre a ajouté :

« On ne peut pas imaginer demander aux Français, à commencer par les petits Français, de payer 45 % de plus pour leur gaz ou un tiers de plus pour leur électricité. »

Cependant, compte tenu du coût du bouclier tarifaire pour l’État, “nous devons passer de mécanismes généraux à des mécanismes plus ciblés”, a déclaré Elizabeth Bourne. “C’est un travail en cours”, a-t-elle déclaré.

Impôt sur d’éventuels bénéfices excédentaires “pas tout à fait simples”

Le gouvernement a déjà annoncé jeudi que les aides destinées aux personnes qui prennent leur voiture pour se rendre au travail prendront le relais en octobre d’une remise générale de 18 centimes sur le prix du litre de carburant, qui diminuera progressivement puis s’arrêtera définitivement en décembre. .

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Interrogée sur l’opportunité d’introduire une taxe sur les “excédents de bénéfices” que réaliseraient les énergéticiens grâce à une forte hausse des prix de l’énergie, Mme Bourne s’est montrée plus évasive.

“Évidemment, en principe, s’il y a des gens qui tirent des profits excessifs de la crise, nous aimerions que cela puisse profiter à tout le monde et alléger le fardeau que la crise peut générer.” »

“Après, ce n’est pas si simple”, a-t-elle tout de suite nuancé. “Beaucoup de nos voisins ont mis en place des mécanismes pour taxer ces profits excédentaires”, mais “nous ne sommes pas dans la même situation” en France, a-t-elle dit.

D’une part, “EDF a aujourd’hui des difficultés de production sur son parc nucléaire et nous importons massivement” de l’électricité de l’étranger, a souligné le Premier ministre, qui a donc exclu la présence de “bénéfices excédentaires pour l’énergéticien”. D’autre part, « nous avons des compagnies pétrolières qui ont des activités de distribution en France, [mais] qui ne génèrent pas de profits excédentaires », selon Mme Bourne.

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Le monde avec l’AFP