France

“Elle a vu le viol d’un enfant” : une fille exposée à des scènes d’abus sur un site de messagerie

En quelques clics, les enfants peuvent être exposés à des contenus adultes, parfois même violents.

C’est ce qu’une fillette de 8 ans a vécu lorsqu’elle a été visitée par des hommes et a reçu du contenu illégal grâce à l’utilisation de l’application Omegle.

“Je savais qu’elle avait vu un enfant se faire violer”, a déclaré la mère. “Plus il avançait, plus il me posait de questions auxquelles je ne pouvais pas répondre.”

L’application est principalement utilisée pour rencontrer des gens en ligne par chat ou vidéo.

Ce n’est normalement pas accessible aux moins de 18 ans, mais en cochant deux cases pour confirmer son âge, la jeune fille a obtenu l’accès au site.

Sa mère a également posté un message sur les réseaux sociaux pour éduquer les autres parents à ne pas laisser de telles choses se reproduire.

“Il y a eu des moments où je pleurais, où j’étais en colère”, explique la maman. “J’avais l’impression d’être impuissant parce que je ne pouvais pas savoir qui était à la fin parce que si je le faisais, ce ne serait pas bien.”

Plusieurs acteurs du secteur constatent une augmentation significative de ce phénomène.

En fait, le Centre canadien de protection de l’enfance a enregistré une augmentation de 37 % de la cyberintimidation envers les jeunes.

Au CAVAC, le phénomène s’explique plutôt par la généralisation des réseaux sociaux.

« Cette multiplication permet à des personnes très malveillantes, qui seraient malveillantes, d’avoir facilement accès aux jeunes derrière ces applications », explique Marie-Christine Villeneuve, coordonnatrice au CAVAC. “Se connecter et établir une relation de confiance avec eux devient beaucoup plus facile pour les personnes malveillantes.”

Les policiers de Trois-Rivières, où la mère de la jeune fille a porté plainte, disent déjà sensibiliser les écoles et avoir l’intention de poursuivre la campagne.