Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s’est entretenu avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Ils ont appelé à une inspection « dès que possible » de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, le site de l’attentat.
“Je pense à notre peuple qui aura besoin de force d’âme pour affronter les temps qui s’annoncent, pour résister à l’incertitude, parfois au soulagement et à l’adversité et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs”, a lancé le chef de l’Etat lors une cérémonie pour le 78e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var).
“Après l’attaque brutale lancée par Vladimir Poutine le 24 février, la guerre est de retour à quelques heures de nos frontières sur le sol européen”, a-t-il souligné après s’être entretenu par téléphone avec le cerveau du Kremlin plus tôt dans la journée au sujet de l’envoi d’une mission d’experts au centrale nucléaire de Zaporijia, sujette à des bombardements répétés qui font craindre un nouveau Tchernobyl dans le sud de l’Ukraine.
Une guerre qui va continuer
“Oui, les fantômes de l’esprit de revanche, les violations flagrantes de la souveraineté des Etats, le mépris insupportable des peuples, les impérialistes resurgiront du passé pour s’imposer dans le quotidien de notre Europe, de nos voisins, de nos amis”, a-t-il rappé.
Le président avait déjà préparé les Français à une rentrée scolaire et hivernale difficile lors de son entretien du 14 juillet en raison des risques de pénurie d’énergie et de flambée des prix provoqués par la guerre en Ukraine.
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