Par Arthur Byrd
Publié il y a 4 heures, mis à jour il y a 3 heures
“Je ferai connaître (mon) choix le moment venu”, a déclaré mercredi Elizabeth Bourne (ici à son cabinet de Matignon, le 31 mai). Joël Sajet / AFP
ANALYSE – Le Premier ministre, qui consulte l’opposition, doit prendre sa “décision”.
Le contexte est tel qu’il rend la formule lourde. Dans un entretien à l’AFP le week-end dernier, Emmanuel Macron a jugé opportun de “confirmer (sa) confiance” à la Première ministre Elizabeth Bourne. Une prérogative qui, selon la constitution, n’appartient certainement qu’au président de la république. Mais d’un point de vue plus politique, il semble légèrement en décalage avec la physionomie de la nouvelle Assemblée nationale.
Car, malgré la tradition selon laquelle l’hôte de Matignon dans son ensemble veut être soumis à un vote de confiance au parlement à l’issue d’un discours de politique générale, aujourd’hui l’exécutif est rivé à l’exception. Ce qui consiste à pouvoir se passer de l’une et/ou de l’autre de ces étapes facultatives, comme le faisaient à l’époque les socialistes Michel Rocker, Edith Cresson et Pierre Beregovoy, pas plus que Raymond Barr et même Pierre Mesmer en 1972 n’ont sollicité l’agrément de Hémicycle.
“Aucune décision n’a été prise. Il est…
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