France

en cas de victoire du Nupes, Philippe craint “une France ingérable”

Après le premier tour des législatives, l’ancien premier ministre a fait voler en éclat l’union de gauche, au coude à coude avec Ensemble au soir du premier tour, craignant une “grave crise financière et budgétaire dans les semaines à venir” en cas de victoire. .

L’ex-Premier ministre ne rentre pas dans les nuances. Edouard Philippe, qui aime se présenter comme un modéré, donne du poids au tableau après les résultats des législatives du premier tour.

Selon les résultats officiels, la coalition des macronistes Ensemble – qui comprend notamment Horizonti (le parti de l’ancien premier ministre) – a battu Nupes au premier tour avec un peu plus de 21.000 voix. Ce qui écarte l’hypothèse d’une majorité absolue pour la coalition présidentielle et insiste pour hausser le ton face à l’union de la gauche.

En cas de victoire de Nupes, “l’agitation politique qui couronnerait l’instabilité et les dangers du monde d’aujourd’hui” serait une folie, une aventure dont je ne suis pas sûr qu’on puisse se remettre rapidement. “Je ne pense pas que les Français veulent une France ingérable.” Figaro ce lundi soir.

“Son programme va conduire à une grave crise financière et budgétaire”

Comme Christophe Castaner et Stanislas Gerini, qui s’inquiétaient de l’éventualité qu’Emmanuel Macron ne reçoive pas dimanche soir 289 députés, seule condition pour avoir carte blanche pour mettre en œuvre son programme, Edouard Philippe a dressé un portrait très sombre de la France en cas de victoire du Nupes. .. dimanche soir prochain.

“Ce type de programme a des précédents : le Venezuela, qui était l’un des pays les plus riches d’Amérique latine, est devenu l’un des plus pauvres. Cette réalité, regardons-la. “La retraite des 60, la nationalisation des banques, le smic et le reste du programme vont conduire la France à une grave crise financière et budgétaire dans les prochaines semaines”, a déclaré le maire du Havre.

Les témoignages de gêne sur le résultat du Nupes, supérieur à ce qu’attendaient les ténors de la majorité présidentielle, et les consignes de vote dans les circonscriptions opposées au RN des candidats de gauche se confondent.

Les candidats Nupe “hors de l’idéal républicain”

Face aux duels RN-Nupes au second tour des législatives, le gouvernement a d’abord appelé à un vote “au cas par cas” avant de reculer, estimant qu’il n’était pas nécessaire de “faire voter l’extrême droite”. Au début : manque d’attente du nombre de duels. Ce lundi matin, le gouvernement est allé rattraper son retard.

Edward Philip a campé à la position d’origine du macronito.

“Au Havre, j’ai appelé plusieurs fois à voter pour un candidat communiste opposé au RN. Mais je ne peux pas faire appel à un candidat de l’Insoumis qui tomberait en dehors de l’idéal républicain, car je le porte”, a expliqué l’ancien chef du gouvernement à nos confrères.

“Nous voulons démolir nos institutions”

Avant d’évoquer les propos de Jean-Luc Melenchon sur les “policiers qui tuent” après la mort d’une jeune femme, passagère d’un véhicule qui a refusé de se plier à un contrôle de police début juin ou encore sa relation avec Jeremy Corbyn, autrefois chef de le parti travailliste au Royaume-Uni.

“Où est la république quand on casse le flic, quand on veut renverser nos institutions et quand on s’entoure de célèbres dirigeants étrangers antisémites ?” Ce n’est pas difficile pour moi de la trouver. Pour qu’il y ait un front entre républicains, il faut qu’il y ait plusieurs républicains », a dénoncé l’ancien Premier ministre.

“A ne pas prendre à la légère” Assemblée nationale

Enfin, l’ancien locataire de Matignon met en garde Emmanuel Macron, qui souhaite créer un Conseil national de reconstruction après les législatives. Ce dispositif a été vu par certains comme un moyen de contourner le parlement.

“Rien ne peut rivaliser avec l’Assemblée nationale et le Sénat. Ces deux chambres discutent et votent la loi. C’est une responsabilité importante qui ne doit pas être prise à la légère”, a déclaré Edouard Philippe.

Sur les 58 candidats représentés dans toute la France sous les couleurs de son parti, 42 se sont qualifiés pour le second tour. Parmi les éliminés, tous étaient investis dans des circonscriptions jugées difficiles.