La ministre de la Transition écologique, arrivée loin derrière son adversaire de Nupes dans l’Essonne, a sorti le sulfate. Elle blâme son rival Jérôme Gage dans tous les sens, condamnant son “projet de retraite et de mensonges”.
Élevez la voix pour sauver votre peau. Amélie de Monschalin, 6,85 points devant Jérôme Gedge, son adversaire Nupez dans la 6e circonscription de l’Essonne, a viré aussitôt pour tenter d’être réélue dimanche soir. Le ministre de la Transition écologique joue gros. En cas de défaite, elle devra quitter le gouvernement.
“Les Français, partout en France, ainsi qu’en Essonne, devront choisir entre un projet comme celui de Jean-Luc Mélenchon, un projet d’obéissance, de recul, de mensonges, un projet qui affaiblit la police en disant qu’il tue”, a lancé la candidate aux législatives sur BFMTV quelques minutes après avoir appris qu’elle avait recueilli 31,46% des suffrages, loin derrière sa rivale de l’union de la gauche (38,31%).
Match revanche
Amélie de Monschalin est d’autant plus consciente de la nécessité de se battre qu’elle fait face à une figure bien implantée localement. Jérôme Gedge a été élu pendant plus de 17 ans au conseil départemental, dont il a été président jusqu’en 2015.
Ce duel a tout du match revanche, lorsque le trentenaire l’a battu sèchement en 2017. En quittant le député, il n’avait même pas atteint le second tour avec seulement 13 % des voix.
Mais les temps ont changé. Jean-Luc Mélenchon, élu de très longue date de l’Essonne, a obtenu plus de 30 % des suffrages dans cette circonscription au premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril dernier. Ce qui pousse le ministre à écrire coûte que coûte.
“Accord électoral qui promet désordre et obéissance”
Au lendemain du second tour, la candidate a provoqué, sans citer nommément sa rivale, “un référendum contre les candidats qui se sont regroupés dans un accord électoral, mais qui n’est pas un accord de fond et qui promet le désordre et l’obéissance à la France, la subordination à Russie, subordination aux idées antisémites » de CNEWS.
Jérôme Guedj, qui a remis le prix Ilan Halimi en l’honneur de ce jeune homme de confession juive tué par un gang de barbares en 2006 et lui-même de confession juive, n’aime pas ces accusations.
“Quelle dégradation, quelle panique, quel mépris du débat républicain”, a déclaré sur Twitter l’ancien député d’Esson, devenu secrétaire national du PS chargé de la laïcité et du pacte républicain.
“Main habile”
Amélie de Monschalin persiste et signe ce soir-là ses attaques contre LCI.
“Je condamne la suspicion persistante. Je les ai vus à l’Assemblée, questionner nos institutions, notre légitimité démocratique, chercher dans la rue ce qu’ils n’ont pas trouvé dans les urnes. Il y a là un danger et je suis responsable des propos que j’ai tenus. ce matin. Ça s’appelle objectivement le désordre », a déclaré le ministre de la Transition écologique.
Dernier angle d’attaque utilisé par le candidat : le saut en parachute présumé de Jérôme Guedj dans le département.
“Il a quitté l’Essonne, a dû être candidat aux élections législatives à Paris, et est finalement revenu au dernier moment, envoyé par Nupes. “Les électeurs ne sont pas dupes de cette main habile”, a-t-elle expliqué dans des colonnes écho.
Les électeurs de droite et d’extrême droite sont des faiseurs de rois
Initialement investi dans le 11e arrondissement de Paris, Jérôme Gedge a finalement décidé de se présenter dans son ancienne circonscription à la “demande de la fédération locale de l’Essonne”. Sortie la socialiste Olivia Polski, qui s’agitait à sa place dans la capitale.
Réponse de votre concurrent Nupes dans les colonnes de écho“Je suis un enfant de Massi, où j’ai encore une maison, je vote dans la circonscription, contrairement à mon adversaire, et j’ai toujours conservé les mandats locaux dans l’Essonne.”
Les électeurs RN, Reconquête et LR tiennent désormais entre leurs mains le résultat du scrutin dans la 6e circonscription de l’Essonne, tandis que Jérôme Guedj n’a pas de réserve de voix.
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