France

En raison du refus de la CAQ et du PQ, le débat des chefs en anglais est annulé

Le match, prévu le 20 septembre, a été annulé vendredi après-midi en raison de l’absence annoncée du chef de la CAQ et premier ministre sortant François Lego et du chef du PQ Paul Saint-Pierre Plamondon.

L’objectif était de permettre à tous les Québécois d’entendre les chefs de parti discuter, débattre et remettre en question leur vision et leurs priorités pour le Québec, et d’aider tous les électeurs à faire des choix éclairés, a indiqué le consortium dans un communiqué à CBC/Radio-Canada.

Sans la participation de tous les principaux chefs de parti, les représentants du consortium des médias de langue anglaise sont unanimes pour dire que cet exercice ne serait pas honnête et informatif. Par conséquent, il n’y aura pas de débat en anglais sur les chefs de parti lors de cette campagne électorale.

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La coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) ont indiqué vendredi midi qu’ils n’avaient pas l’intention de participer au débat des chefs en anglais, contrairement au Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti conservateur du Québec (PCQ).

Le parti au pouvoir a cité des problèmes d’horaire et d’emploi du temps chargé.

Chaque débat nécessite un temps de préparation important et substantiel, a indiqué le bureau de François Lego, ajoutant qu’il a déjà accepté de participer aux débats de TVA et de Radio-Canada et a décliné les invitations pour deux. [autres] débats, dont un en anglais.

Le chef libéral Dominic Anglad s’est immédiatement offensé de ce refus.

Aujourd’hui, François Lego tourne le dos à une partie de la population québécoise, et c’est dommage, a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à Radio Canada. Au PLQ, nous nous efforcerons toujours de former un gouvernement pour tous les Québécois, pas seulement ceux qui votent pour nous.

PQ soulève la question de la cohérence

Paul Saint-Pierre Plamondon, pour sa part, a annoncé son intention sur Twitter, affirmant que son parti ne [participerait] pas le débat des leaders en anglais.

La langue officielle et commune au Québec est le français, a indiqué le chef du PQ, ajoutant qu’il resterait disponible pour répondre aux questions des journalistes anglophones.

Notre campagne au Parti Québécois mettra l’accent sur la résilience de la langue française. Alors pour nous, il y a vraiment une question de cohérence, a-t-il expliqué plus tard en entrevue avec Radio-Canada.

« Ce ne sont pas toutes les institutions du Québec qui peuvent fonctionner de façon bilingue si on veut donner une chance au français à moyen et long terme. »

– Citation de Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois

Le débat des chefs anglophones devait avoir lieu à la Nouvelle Maison de Radio-Canada le 20 septembre, deux semaines avant le jour des élections. Le match, qui devait durer 90 minutes, était organisé par un consortium de CBC, CTV et Global, ainsi que CJAD.

Le premier débat des chefs en anglais a été diffusé à la télévision en 2018 pour la première fois de l’histoire du Québec à l’initiative du même consortium auquel s’est joint le quotidien The Gazette.

Ce précédent, dénoncé par des groupes comme Impératif français, a été établi avec la participation de François Lego, Philippe Cuillard (PLQ), Jean-François Lise (PQ) et Manon Masse (QS).

Rétrospectivement, ce n’était pas une expérience très convaincante quant à la fluidité du débat, a rappelé vendredi M. St-Pierre Plamondon.

D’autres débats en anglais ont été organisés par le passé, mais jamais en vidéo. Le match précédent, en 1985, n’était diffusé qu’à la radio avec le chef du PQ et premier ministre sortant Pierre-Mark Johnson et le chef libéral Robert Burasa.

Uniquement en français

Au moins deux débats – ceux en français – auront lieu durant la campagne électorale, soit celui de TVA le 15 septembre et celui de Radio-Canada le 22 septembre.

Le chef du PCQ, Éric Duhaime, a été invité à participer aux deux débats en raison de sa position dans les sondages d’opinion, même si son parti n’a jamais réussi à choisir un candidat. Un seul conservateur siège actuellement au parlement : Claire Samson, expulsée du groupe CAQ l’an dernier.

La réaction de M. Duheim à la décision de François Lego de ne pas participer au débat anglais a été pour le moins dure.

Après avoir divisé les Québécois entre basiques et insignifiants, entre vaccinés et non vaccinés, entre croyants et laïcs, François Lego tente maintenant de nous diviser entre francophones et anglophones, a-t-il tweeté vendredi. Ce premier ministre ne travaille pas pour lui.

Dans Québec solidaire, c’est Gabriel Nado-Dubois, l’interlocuteur du parti, qui a été nommé l’an dernier pour participer aux débats des chefs et occuper le poste de premier ministre en cas d’élection gouvernementale. QS.

Avec les informations d’Alex Boasono et d’Alexandre Duvall