Le Néerlandais Max Verstappen de Red Bull a dominé la première journée d’essais libres vendredi du Grand Prix du Canada. Le champion du monde en titre a bouclé son meilleur tour en 1 minute 14.127 s pour dépasser son plus proche rival, le Monégasque Charles Leclerc de Ferrari, en 0.081 s.
Posté hier à 19h25
Michel Maroa Presata
Carlos Sainz (Ferrari), Sebastian Vettel (Aston Martin), Fernando Alonso (Alpine), Pierre Gasley (AlphaTauri), George Russell (Mercedes), Lando Norris (McLaren), Daniel Ricciardo (McLaren) et Estebhan 10.
En début d’après-midi, dans des conditions plus chaudes mais aussi très ventées, Verstappen était déjà celui qui avait établi le meilleur temps en 1 minute 15.158 s, soit près de 0.25 s devant Carlos Sainz, Fernando Alonso, Sergio Perez, Charles Leclerc, George Russell, Lance Stroll, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo.
Sur la piste, où il n’a jamais été très à l’aise, Verstappen a connu une belle journée. Trouvant rapidement les réglages permettant d’équilibrer sa voiture, il réalise d’abord quelques tours rapides avant de se concentrer sur une série de plusieurs tours pour préparer la course.
Photo par Olivier Jean, PRESSE
Max Verstappen
Vraiment bonne journée. Nous nous sommes vite calmés avec les pneus tendres et cela nous a permis de travailler à notre rythme, sereinement durant les deux séances. Il y a encore du travail à faire, bien sûr, mais je pense que nous sommes en très bonne position pour le reste du week-end.
Max Verstappen
Dominé par Leclerc lors des qualifications pour quatre courses, Verstappen croit en ses chances ce samedi. “Nous avons trouvé quelques astuces pour raccourcir notre temps sur un tour et j’ai hâte de voir jusqu’où nous irons. [samedi] contre Ferrari. Bien sûr, il y a des occasions de pluie, mais ce sera pareil pour tout le monde”, a conclu le pilote de 24 ans, avant de fuir pour se mettre à l’abri, les premières gouttes d’un gros orage ont commencé à tomber sur les chantiers de la piste Zhil -Villeneuve.
Châtiment coûteux
Leclerc, en revanche, était moins calme. Le pilote Ferrari est confronté à la possibilité de recevoir plusieurs pénalités du filet de départ pour avoir changé le moteur ; celui qui a provoqué son abandon à Bakou dimanche dernier est incorrigible.
Le monegage a déjà atteint la limite prescrite pour toute la saison pour les différents éléments du groupe motopropulseur de sa Ferrari et selon les éléments que lui et ses ingénieurs décident de remplacer avant les qualifications, il peut être puni de 10 sièges ou même devoir partir de la partie arrière du peloton.
Photo par Olivier Jean, PRESSE
Charles Leclerc
Nous avons encore quelques éléments à évaluer pour prendre la meilleure décision. Au-delà des qualifications, nous devons trouver une stratégie qui nous permettra d’obtenir le meilleur résultat possible dimanche, peu importe où nous commençons sur la grille.
Charles Leclerc
La Ferrari numéro 16 roule la majeure partie de la journée avec des pneus tendres, ce qui indique que Leclerc et son équipe envisagent une stratégie agressive pour gravir les premiers tours du Grand Prix de dimanche.
Marche 12e, Latifi 19e
Derrière les deux pilotes les plus marquants du début de saison, la surprise est venue de Sebastian Vettel, étonnamment quatrième au volant de son Aston Martin. En grande progression depuis plusieurs courses après l’introduction d’une version modifiée de la voiture, double vainqueur au Canada, en plus de terminer premier en 2019 avant de retomber à la deuxième place, l’Allemand est visiblement ravi à Montréal et peut bien faire dimanche.
Son coéquipier Lance Stroll s’est contenté de la 12ème place, mais il a également montré un bon rythme, notamment lors de la première séance.
Photo par Olivier Jean, PRESSE
Balade Lance
Nous étions très compétitifs en équipe et cela nous préfigure jusqu’à la fin du week-end. Maintenant, il va falloir maximiser nos chances de classement.
Balade Lance
Vettel et Stroll ont également été convoqués par la direction de course après l’entraînement, avec le Français Pierre Gasley, pour non-respect d’une consigne sur la façon de négocier la voie d’évacuation au virage 14 en bout de ligne.
L’autre Canadien, Nicholas Latifi, s’est montré moins convaincant pour sa Williams après avoir terminé la journée à la 19e place, avant-dernière, profitant du fait que le Finn Valteri Botas n’a pas pu boucler un seul tour.
Le Torontois était un réaliste : « Nos performances sont décevantes et nous devons encore travailler dur pour progresser. C’est quand même très spécial de concourir ici ce week-end. Je ressens vraiment le soutien du public et j’espère l’utiliser pour donner le meilleur de moi-même. »
Et un cochon d’inde ?
La FIA utilise les essais libres du Grand Prix pour collecter des données relatives aux pores des voitures équipées de capteurs qui mesurent les vibrations et les mouvements verticaux du châssis. Il s’agit de la première étape du processus, qui doit finalement aboutir à l’adoption d’une restriction spécifique.
Comme l’ont souligné plusieurs observateurs, il s’agit d’un processus complexe, car il y a beaucoup de subjectivité dans l’évaluation de la limite « acceptable » au-delà de laquelle la sécurité des pilotes est en jeu. Les équipes et les pilotes sont divisés sur la question et il faudra sans doute encore beaucoup de temps avant que tout le monde s’accorde sur la nouvelle règle et sa mise en place.
Une chose est sûre, le phénomène est toujours bien réel et plusieurs automobilistes se plaignent du sursaut de leur voiture. Le Britannique Lewis Hamilton, dont les propos ont poussé la FIA à intervenir, a déclaré que sa Mercedes n’avait jamais été “aussi mauvaise”.
Je ne suis pas sûr que les nouvelles règles l’aideront beaucoup…
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