Une image satellite montrant la centrale nucléaire de Zaporozhye contrôlée par l’armée russe dans le sud de l’Ukraine, le 19 août 2022. RAZDACHA/AFP
Pour la première fois depuis trois mois, le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine se sont à nouveau entretenus au téléphone vendredi 19 août, dans l’angoisse suscitée par les combats autour de la centrale nucléaire de Zaporijia. , le plus grand d’Europe, avec ses six réacteurs. Située sur le Dniepr, dans le sud de l’Ukraine, cette infrastructure est contrôlée par l’armée russe.
Selon l’Elysée, le cerveau du Kremlin a finalement accédé aux demandes occidentales pour que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visite le site capturé par la Russie au début du conflit. Les inspecteurs devront alors traverser la ligne de front depuis l’Ukraine jusqu’à la zone occupée et parcourir près de 65 kilomètres jusqu’à l’usine.
Jusqu’à présent, la Russie a déclaré qu’elle soutenait la visite de l’AIEA, mais a exigé que la délégation puisse y accéder depuis les territoires qu’elle contrôle. “Il est hors de question de donner la moindre forme de légitimité à l’occupation du territoire ukrainien par Moscou”, a toutefois indiqué vendredi une source diplomatique française.
” Urgence “
Le compte rendu de la conversation téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, publié sur le site du Kremlin, ne mentionne pas de concession, mais confirme vaguement que “la partie russe a confirmé qu’elle est prête à fournir l’assistance nécessaire aux inspecteurs de l’AIEA”. . Les divergences entre les communiqués de presse français et russes après les réunions et les appels téléphoniques sont désormais monnaie courante.
Aucune date n’a encore été évoquée pour la visite des inspecteurs de l’AIEA, alors que l’agence onusienne a évoqué “l’état d’urgence” de son pays. Dans un communiqué diffusé vendredi soir, son directeur général, Rafael Grossi, s’est néanmoins « félicité des récentes déclarations indiquant que l’Ukraine et la Russie soutiennent l’objectif de l’AIEA d’envoyer une mission » sur le site de la centrale de Zaporijia.
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De passage en Ukraine pour plaider la cause et superviser la levée du blocus naval russe de la mer Noire, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rappelé les problèmes économiques entourant la centrale. “Il est évident que l’électricité de Zaporijia est de l’électricité ukrainienne (…), ce principe doit être pleinement respecté”, a-t-il assuré en marge d’une visite au port d’Odessa. Un jour plus tôt, il avait déclaré au président ukrainien Volodymyr Zelensky et à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Lviv que “tout dommage potentiel à Zaporijia serait un suicide”. Peu apprécié à Moscou pour sa prise de position sur le conflit, M. Guterres ne se rendra pas tranquillement en Russie.
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