France

Fémicide de Noisy-le-Sec : une femme de 31 ans poignardée à mort par son mari

Lorsqu’ils sont entrés dans l’appartement de cet immeuble de la rue Baudin à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) samedi vers 1h30 du matin, les policiers ont trouvé une femme inconsciente « blessée d’un coup de poignard à la gorge et dans le quartier ». du cœur”, a précisé une source proche de l’enquête. Elle était allongée dans le salon, une pièce tachée de sang. La victime de 31 ans était censée être décédée peu après.

Un voisin a alerté la police qu’un couple se disputait. Il avait entendu des cris provenant de l’appartement. Il a également déclaré qu’un homme s’était enfui à pied. La personne était reconnaissable à son short orange. Il est capturé très rapidement à l’angle de la rue Alsace Lorraine et de l’avenue de Rosny, non loin du lieu du crime. Il n’a pas résisté.

C’est le mari de la victime. L’homme de 41 ans était également couvert de sang et “avait une plaie ouverte saignante d’environ 2 cm sur sa cuisse gauche, mais aucun signe de couteau”, a déclaré une source proche de l’enquête. Les agents lui prodiguent les premiers soins en appliquant un garrot. Il a ensuite été transporté sous escorte policière à l’hôpital.

Dans l’appartement, la rencontre a été d’une rare violence, comme en témoignent les nombreuses traces de sang retrouvées sur les lieux. Des empreintes de pas sanglantes étaient également visibles tout autour de la résidence. Le couple capverdien était seul au moment des faits dans cette maison du quartier de la Petite Noisy, au nord de la ville.

Après avoir reçu des soins médicaux, le suspect a été placé en garde à vue. Il a été prolongé samedi soir. Le service distinct de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ) a été placé en garde à vue pour “meurtre par l’époux”, selon Eric Matthais, le procureur de Bobigny. A ce stade de l’enquête, aucune plainte antérieure de violence domestique n’a été identifiée.

Maria, une amie proche, a voulu y aller lorsqu’elle a appris la terrible nouvelle : « Mais je me sentais mal. Je me suis retourné. Je ne voulais pas voir le corps. » Assise au pied de la maison, ce samedi après-midi, elle attend avec d’autres personnes de la communauté capverdienne la famille de la victime. « Je ne sais pas pourquoi c’est arrivé. parlait de se marier », raconte-t-elle affolée. Son amie était « très gentille. Une fille sans antécédent, comme toujours. Elle s’apprêtait à partir au Cap-Vert pour voir sa mère ». il y a un mois, mais ils se connaissaient depuis longtemps. Aucun antécédent de violence n’a été signalé.

« Je suis stupéfaite lorsqu’un autre meurtre de femmes se produit. Il y a un tel besoin d’éducation”, a réagi le maire PCF Olivier Sarabeirus, longtemps professeur des écoles. Il souligne avoir fait “des violences faites aux femmes l’une des priorités de son mandat, déléguant l’égalité femmes-hommes à l’assistante Sandrine Lue. Il y a un an et demi, la ville lançait une initiative inédite. Les chiffres des violences commises contre les femmes étaient inscrits sur les sacs en papier des gressins. Mesure adoptée par d’autres municipalités et d’autres départements.

Ce nouveau meurtre par un mari porte à cinquante-sept le nombre de meurtres de femmes recensés par le Collectif Féminicides par des camarades ou des ex commis en France depuis le début de l’année. En Seine-Saint-Denis, le dernier meurtre d’une femme par son mari remonte au 7 janvier à Aubervilliers. Le tueur a tué sa femme et sa fille de 2 ans en les poignardant.