BECCANCOUR – L’explosion des besoins en électricité sera telle dans les prochaines années que François Legault revient à la charge avec de nouveaux projets de barrages et promet d’investir dans la construction de parcs éoliens, en plus d’injecter des millions de dollars dans la transition énergétique.
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«On avait un surplus d’électricité, on va manquer d’électricité là-bas», a résumé M. Legault devant un parterre d’hommes d’affaires réunis à Bécancourt, dans le Centre-du-Québec.
Le chef de la Coalition avenir Québec en a profité pour exposer sa vision de la voie qu’il souhaite que le Québec emprunte pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Pour François Legault, cela passe nécessairement par une augmentation sans précédent de la capacité de production d’électricité au Québec.
Hydro-Québec, a-t-il rappelé, estime que d’ici 2050, 100 TWh supplémentaires seront nécessaires.
Par conséquent, le chef de la CAQ promet de mettre en branle, s’il est réélu, « le plus grand projet économique et environnemental de l’histoire du Québec ».
“C’est le projet qui me passionne le plus. Cela me maintient en politique », a déclaré plus tard M. Lego, répondant aux questions des journalistes.
Quatre engagements
– Le gouvernement caquiste demanderait à Hydro-Québec de commencer les études nécessaires à la construction de nouveaux barrages.
La durée de ces chantiers sera d’une quinzaine d’années, mais le Premier ministre sortant aimerait aller encore plus vite. “Cela me semble trop long, 15 ans”, a déclaré le chef de la CAQ, s’engageant à travailler avec les communautés autochtones et inuites.
Quant à savoir où seront situés ces barrages, Hydro-Québec devra présenter « des prémices de propositions au cours des prochains mois », a précisé M. Legault.
– En plus de ce qui a déjà été annoncé, il demandera à Hydro-Québec de développer 3 000 MW d’énergie éolienne dans différentes régions. “La beauté de l’énergie éolienne est qu’elle se construit rapidement”, a expliqué M. Lego.
– 50 millions de dollars par année seront investis dans un futur mandat pour tripler le nombre de bornes de recharge de niveau 2 pour les voitures électriques (2-3 heures pour une charge complète), passant de 6 500 à 21 500, en plus de doubler le nombre de bornes rapides de 1000 à 2200.
– 40 millions de dollars seront également investis dans la création d’un centre de recherche sur les batteries électriques dans le projet Vallée Transition énergétique de Shawinigan-Trois-Rivières-Bécancour.
Le contexte a changé
Lors de la précédente campagne électorale en 2018, le chef caquiste caressait le rêve de nouveaux barrages, affirmant que le premier gouvernement caquiste lancerait un grand projet de développement hydroélectrique.
Depuis, le contexte a changé : Hydro-Québec a signé son plus important contrat de vente d’électricité de l’histoire avec New York. Les excès qui existaient il y a quatre ans appartiendront bientôt au passé.
Pour répondre aux futurs besoins en électricité, François Legault a indiqué en marge de la COP26 à Édimbourg en novembre dernier qu’il comptait miser sur l’éolien, devenu moins cher, plutôt que sur les barrages.
Peu de temps après son arrivée au pouvoir, le premier ministre Lego s’est également rendu à Toronto dans l’espoir de persuader son collègue Doug Ford d’acheter de l’énergie hydroélectrique au Québec tout en participant à la construction de nouveaux barrages, mais en vain.
M. Legault a notamment proposé que les travailleurs ontariens participent à la construction de nouveaux barrages au Québec afin d’approvisionner la province voisine en énergie verte.
Mais aujourd’hui, ce dossier est clos, a confirmé M. Lego. “Ce que je comprends de Doug Ford, c’est qu’il préfère développer le nucléaire, donc c’est son choix”, a lâché le chef caquiste.
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