France

François Rufin a pris ses distances avec la stratégie de Jean-Luc Mélenchon

DENIS CHARLET par l’intermédiaire de l’AFPFrançois Ruffin s’est adressé aux électeurs dans un café de Condé-Folie, Soma, le 31 mai 2022, avant les élections législatives. (Photo de Dennis Charlett / AFP)

POLITIQUE – “Où sont les millions de voix qui nous manquent ?” Emmanuel Macron à la majorité absolue.

Dans une interview au Monde publiée mercredi 22 juin, il s’interrogeait sur la stratégie (“C’est bien que vous ayez présenté l’idée d’un troisième tour, la revanche de Macron, même si je ne pensais pas qu’il était possible d’avoir un majoritaire ») et remet en cause certaines positions de Jean-Luc Mélenchon qui, selon lui, portent atteinte à la place de la gauche dans l’électorat populaire et ouvrier. “Il ne faut pas tourner la gauche des métropoles contre la droite et l’extrême droite des villes et des champs on leur laisserait”, a confirmé le candidat, qui s’inquiète de l’élection des 89 députés du Rassemblement national.

Commentaires sur les policiers qui “insultent”

Pour François Rufin, la gauche doit s’appuyer plus que jamais sur la valeur du travail. “Evidemment, la gauche doit protéger les pauvres, mais aussi les modestes, les ‘moyens'”, a ajouté celui qui défend l’indexation des salaires sur l’inflation, en plus du Smic de 1.500 euros, une proposition du programme NULES. Crise du textile et de la métallurgie, délocalisations en série… Le fondateur du journal Fakir rappelle la “demande de protection de la classe ouvrière” dans le contexte de la mondialisation et du libéralisme.

Le “journaliste adjoint” a également pris ses distances avec certaines déclarations du chef de la France insoumise à la police. “La police tue et le groupe rebelle Alliance justifie la fusillade et la mort en” refusant d’obtempérer “. Honte quand ? », a tweeté Jean-Luc Mélenchon le 6 juin après l’annonce de la mort d’un passager dans une voiture soupçonné d’avoir percuté des policiers à Paris. “Il y a des endroits comme le mien où ce genre de remarque, oui, fait mal”, confirme François Rufin, élu picard, où le RN a obtenu de très bons résultats.

Electron libre, François Rufin ne secoue pas la noix de coco à son camp pour la première fois. Après l’élimination de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle, il s’est dit “fier” du résultat du candidat et de la gauche, mais a aussi pointé dans un entretien à Libération la difficulté de transformer la colère en espoir. . “En colère, pas fachos.”

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