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Gaza : les dirigeants “militaires” du Jihad islamique “neutralisés”

L’armée israélienne a déclaré samedi soir qu’elle avait “neutralisé” les chefs “militaires” du groupe Jihad islamique à Gaza lors d’opérations qui, selon les autorités de l’enclave palestinienne, ont fait plus de 20 morts, dont six enfants.

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Dans la soirée, Oded Basiok, chef du département des opérations de l’armée d’Etat juive, a envoyé un communiqué à l’AFP confirmant que “le haut commandement de la branche armée du Jihad islamique à Gaza a été neutralisé”.

“La bataille ne fait que commencer”, a déclaré plus tôt Mohammed Al-Hindi, le chef du groupe militant qui tire des roquettes sur le sol israélien.

Des sources égyptiennes ont déclaré à l’AFP que Le Caire, médiateur historique entre Israël et les groupes armés de Gaza, tentait de servir de médiateur. Dans un discours, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré qu’il travaillait “sans relâche” pour ramener le calme.

Mais sur le terrain, les échanges de tirs se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche, selon des journalistes de l’AFP à Gaza.

Israël “ne négocie pas actuellement de cessez-le-feu”, a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne.

L’armée israélienne a commencé vendredi à frapper l’enclave assiégée de 2,3 millions de personnes dans une “frappe préventive” contre le Jihad islamique, a-t-elle déclaré.

En réponse, environ 400 projectiles – roquettes et obus de mortier – ont été tirés au cours des dernières 24 heures depuis Gaza, selon un responsable israélien. La plupart ont été attrapés par le bouclier antimissile, a indiqué l’armée, et deux personnes ont été légèrement blessées par des éclats d’obus, ont indiqué des secouristes.

Samedi après-midi, des sirènes d’alerte ont retenti dans la métropole israélienne de Tel-Aviv pour la première fois depuis cette nouvelle escalade.

Les hostilités ont déjà privé Gaza, une petite bande de terre coincée entre l’Égypte, la mer Méditerranée et Israël, de sa seule centrale électrique.

Il “a cessé (de fonctionner) en raison d’une pénurie” de carburant, a annoncé samedi la compagnie d’électricité. L’État juif a fermé les postes-frontières ces derniers jours, coupant ainsi l’approvisionnement en diesel.

La coordinatrice humanitaire de l’ONU (Ocha) dans les Territoires palestiniens, Lynne Hastings, a demandé que « le carburant, la nourriture et les fournitures médicales » soient autorisés dans l’enclave.

L’arrestation d’un chef du Jihad islamique en Cisjordanie en début de semaine a conduit à cette nouvelle confrontation. Craignant des représailles, les autorités israéliennes ont déclaré lancer une opération à Gaza, un micro-territoire gouverné par le mouvement islamiste Hamas et où le Jihad islamique est bien implanté.

Les forces israéliennes ont également arrêté 19 membres du groupe, considéré comme terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, en Cisjordanie, un territoire occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

Après les premiers attentats, le Jihad islamique a accusé l’Etat hébreu de “déclencher une guerre”.

Pour Yair Lapid, il s’agit d’une “opération anti-terroriste précise face à une menace immédiate”, celle du Jihad islamique, un “assistant de l’Iran” qui veut “tuer des Israéliens innocents”.

En 2019, la mort d’un commandant du Jihad islamique dans une opération israélienne a déjà entraîné plusieurs jours d’échanges de tirs meurtriers. Le Hamas, qui a combattu Israël dans quatre guerres depuis sa prise de pouvoir en 2007, a gardé ses distances.