Publié le 01/09/2022 20:51 Mis à jour le 01/09/2022 23:56
FRANCE 2 Article écrit par M. Burgot, S. Guillemot, B. Bervas, D. Padalka, A. Makrushin – France 2
France Télévisions
C’est la rentrée en Ukraine aussi, jeudi 1er septembre, mais seulement un tiers des élèves pourront reprendre en présentiel. La guerre, qui fait rage sur eux depuis plus de six mois, impacte lourdement leur quotidien. Selon l’ONU, 1 000 enfants ont été tués ou blessés et 2 500 écoles ont été détruites par des tirs.
Un enfant d’attention, à chaque passage militaire. Il n’y a pas d’école pour lui en raison de la guerre qui fait rage dans sa région. Du haut de ses 10 ans et avec son faux gilet pare-balles et sa kalachnikov en plastique, il affiche sa solidarité avec les combattants ukrainiens. « Quand les soldats me voient, ça les aide à avoir un meilleur moral. Cette guerre est dure pour eux”, a répondu le jeune garçon. Plusieurs groupes d’enfants ont adopté la même habitude. Un enfant a même fabriqué un faux lance-roquettes à partir de bouteilles de soda, symbole des enfances volées et des jeunes esprits façonnés par six mois de guerre.
Les tirs de missiles éparpillent désormais la vie de ces jeunes. Au centre de la ville de Kharkiv (Ukraine), un père explique à son petit enfant, qu’il tient dans ses bras, que les Russes ont tiré. Dans les appartements, un adolescent est sous le choc. Les fenêtres de ses parents ont été brisées par un explosif. “On va se venger, on va les faire souffrir aussi”, lance-t-il du haut de ses 13 ans et déjà très présent dans sa haine des Russes. “J’en ai marre d’avoir mal tout le temps. Ces douleurs ne me permettent pas de dormir”, témoigne un autre jeune homme qui a survécu à l’explosion d’une roquette qui l’a laissé dans le coma pendant trois jours. Des blessures qui resteront gravées à vie.
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