Dès lors, son dernier exploit est de décrocher le vice-président de la majorité présidentielle sortante…
Ainsi, son dernier exploit est de remporter le siège de Jacqueline Dubois, membre de la majorité présidentielle sortante, au terme d’une campagne acharnée. Le candidat, un psychologue clinicien, avait pris trois semaines de congé pour être sur le terrain, tenir des réunions dans les marchés, les maires, etc., et son handicap était sans égal, comme d’habitude.
Passionné de sport
Si pendant la campagne sa situation personnelle n’a jamais été mise en avant par le candidat de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) de la Génération. s, il est pourtant devenu le premier député en fauteuil roulant de la Ve République. Avant lui en 2017, le handballeur Riad Salem s’était produit dans le Xe arrondissement de Paris, mais n’avait pas été retenu.
Le nouveau député, 40 ans, partage également un point commun fort avec l’ancien champion : Sarlada est un vrai passionné de sport et de ballon ovale, et pas seulement depuis son canapé ! “Je suis passionné par la ligue de rugby. J’ai été ailier pendant six ans dans l’équipe de Cahors et je suis fier d’avoir remporté la Coupe de France en fauteuil en 2016 et le Championnat de France de D2 en 2018.
“S’il y a des problèmes, je n’hésiterai pas à les soulever.”
Ce lundi soir, pour fêter sa victoire, il était sur le quai de la gare de Souillac dans le Lot à 7h30 pour rejoindre Paris. Un coup le coinça encore une demi-heure sur la jetée. Du coup, l’employé de la SNCF qui devait l’attendre à Austerlitz pour l’aider à descendre du train n’était plus là et il a dû traîner à nouveau. Il sait que ce n’est que le début. Les locaux et l’hémicycle de l’Assemblée nationale ne sont pas entièrement compatibles avec l’utilisation des fauteuils roulants. Loin de là, même si quelques ajustements ont été opérés ces dernières années.
Toutes les chambres ne conviennent pas
En 2006, Isabel Atar, députée du Calvados, en faisait une description cauchemardesque. Après s’être cassé la jambe, elle a dû se rendre à l’Assemblée en fauteuil roulant. Selon elle, une aide 24 heures sur 24 était nécessaire ! Il n’est plus possible d’accéder aux gammes demi-période. Il fallait monter ou descendre entre les ministres et le président.
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