France

Impôt sur le revenu : allez-vous payer moins en réajustant les barèmes dus à l’inflation ?

Les groupes fiscaux vont changer compte tenu de l’indexation au niveau de l’inflation, comme l’a confirmé Bruno Le Mer ce mercredi 8 juin. Même si le trésor public ne le répare pas…

Entre la crise sanitaire liée au Covid, la guerre en Ukraine et autres, l’inflation bondit en France avec une hausse de 5% en mai et une prévision de 4,4% sur l’année.

Mais en plus de la hausse des prix et de la perte de pouvoir d’achat qui en résulte, il y a un autre déficit pour l’État.

En fait, les impôts sont calculés sur la base de l’inflation. Ainsi, les barèmes d’imposition doivent être développés et ajustés à environ 5%, comme le rapportent Les Echos.

Les ménages qui ne paieront plus d’impôts

Conséquences, certains ménages changeraient de groupe et se retrouveraient dans un groupe inférieur et donc paieraient moins d’impôts.

Et beaucoup passeraient au groupe le plus bas et seraient ainsi exonérés d’impôts.

Ce serait un énorme déficit pour l’État.

Groupes fiscaux actuels

Actuellement, le barème fiscal est défini comme suit :

La tranche 1 concerne les revenus jusqu’à 10 225 EUR et représente un taux de 0 %.

La tranche 2 correspond à des revenus de 10 226 € à 26 070 € et représente un pourcentage de 11 %.

La tranche 3 correspond à des revenus de 26 071 € à 74 545 € et représente un pourcentage de 30 %.

La tranche 4 correspond à des revenus de 74 546 € à 160 336 € et représente un pourcentage de 41 %.

La tranche 5 couvre les revenus supérieurs à 160 337 € et représente un pourcentage de 45 %.

Le pourcentage appliqué dépend du nombre de parts dans le coefficient familial.

Ainsi, si le barème est indexé sur l’inflation, la première tranche, par exemple, passera de 10 225 € à 10 675 €.

Le choix difficile de Bercy

Traditionnellement, l’indexation des barèmes de l’impôt sur le revenu est calculée en fonction de l’inflation.

Mais Bercy pourrait en décider autrement et ignorer l’inflation dans son projet 2023.

Si l’inflation n’est pas prise en compte, le trésor public sera rempli, mais le pouvoir d’achat des Français sera divisé par deux.

Si c’est le cas, la trésorerie de l’État sera sensiblement à court, mais le pouvoir d’achat des Français sera épargné.

Mais le ministre de l’Economie Bruno Le Mer a annoncé mercredi 8 juin à la BFM que le choix était déjà fait :

“Il est impossible pour les salariés français de payer plus d’impôt sur le revenu ou d’entrer dans l’impôt en raison de l’inflation.

Avant d’ajouter : “Alors nous indexerons le barème de l’impôt sur le revenu à l’inflation, pour éviter ces effets de seuil, nous augmenterons les seuils d’inflation.”