Des preuves plus édifiantes contre Benjamin Mendy ce mercredi alors que la troisième semaine du procès de l’ancien international français au Royaume-Uni tire bientôt à sa fin. Les jurés ont entendu une nouvelle plaignante, la quatrième, qui a décrit un viol au domicile du joueur en juillet 2021.
La jeune femme a expliqué les circonstances de l’agression sexuelle présumée : invitée à passer la soirée au manoir de Mendy avec trois autres femmes, elle a affirmé avoir été pressée par le Français de le rejoindre au bord de la piscine, puis a demandé à un ami resté à l’étage de venir la chercher. “dans cinq ou dix minutes”.
“Comme si je parlais à un mur”
“Je ne savais pas trop ce que je faisais là, on était à la piscine, puis on est allés à son cinéma. Finalement nous nous sommes embrassés et il a baissé son pantalon. Je lui ai dit “je ne fais rien”. Il a répondu : « Qu’est-ce que tu veux dire ? «Je me souviens que sa façon de parler était assez directe et directe. Il était comme “toutes ces femmes veulent me baiser”. J’ai répondu que j’étais venu boire, que je ne le connaissais que depuis trois jours, mais c’était comme si je parlais à un mur. Je lui ai dit que je prenais la pilule pour le calmer, mais ça ne l’a pas dérangé. C’est comme si rien ne le dérangeait.”
La plaignante, déclarant qu’elle était sobre lors des événements, raconte ensuite qu’elle a refusé le sexe oral à plusieurs reprises. “Ensuite, je ne savais pas quoi faire, j’ai donné toutes les excuses possibles pour sortir de cette situation. Finalement, j’ai dû céder, il n’y avait rien d’autre à dire ou à faire. Puis la victime raconte qu’elle a été violée : « J’ai dû me mettre à quatre pattes. Il était à l’arrière avec sa main sur mon dos. J’ai dit non”. Il a répondu “Laisse-moi tranquille”. Ce n’était pas long, en moins de 20 secondes et tout était fini. La jeune femme ajoute qu’elle a répété plusieurs fois : “Je ne veux rien faire, je ne veux rien faire”. Je ne te veux pas. » Sur quoi Mendy répondrait : « c’est peu, ne t’inquiète pas ».
A son retour au sommet, elle aurait dit à son amie que “quelque chose s’est passé, mais ce n’était pas quelque chose qu’elle voulait”, lui a expliqué l’amie en question, alors que Louis Saha Maturi et un autre passant les ont empêchés de descendre pour voir ce que se passait. Dans les jours qui ont suivi, la plaignante a avoué qu’elle se sentait “sale”, “honteuse”, ajoutant qu’elle n’avait même pas envie de “se toucher sous la douche” et qu’elle avait “trop peur” pour porter plainte. Ce qu’il fera une fois qu’il apprendra l’arrestation de Benjamin Mendy pour des accusations similaires.
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