Décidément ces élections législatives donnent lieu à des scènes surprenantes à la télévision. Après que Mélanie Fortier, candidate du RN aux législatives, ait été mise en difficulté par une question sur le plateau de France 3 Bourgogne, un nouveau moment de trouble est survenu sur le plateau du débat “législatif” de la chaîne régionale. Et c’est un ravissement et un étonnement sur les réseaux sociaux ce mercredi.
Béatrice de Montil, 45 ans, candidate des Républicains et conseillère municipale de l’opposition, et Gérard Volori, 65 ans, candidat du Rassemblement national, sont deux candidats de la 3e circonscription du Rhône. Si Emmanuel Macron remporte largement le second tour de l’élection présidentielle, l’enjeu pour ce “cirque” est de savoir s’il ira à gauche. La sociologie soutient le vote de la Nouvelle Union populaire écologiste et sociale (Nupes), représentée par EELV.
Mais le candidat LR n’est pas d’accord avec cette vision. “Cette environ pas de gauche, nous sommes 2e aux élections régionales et municipales. Des surprises de notre côté sont possibles. Et nous essaierons de contrecarrer les pronostics », a d’abord répondu le candidat républicain.
Puis ça continue. “Nous avons perdu le bon sens et le pragmatisme. Je veux retrouver la liberté et que les Français se sentent représentés, sinon on va aller à l’extrême », a déclaré Béatrice de Montil, candidate LR. Le journaliste qu’il a présenté a ensuite relancé le candidat RN. « Est-ce pour vous, M. Vilori ? », rapporte France 3.
« Une photo de ma femme ! »
“Je ne suis pas extrême”, a répondu sèchement le candidat de Marin Le Pen. « N’êtes-vous pas favorable aux préférences nationales ? s’interroge le candidat de la Renaissance. C’est de l’extrémisme pour moi ! “La diabolisation du Rassemblement national ne trompe personne”, ajoute le candidat du Nupes. Vous pouvez en dire autant que vous voulez, ce n’est pas un extrême, mais à partir du moment où vous appartenez à un parti extrémiste… ” La candidate terminait à peine sa phrase lorsqu’elle fut interrompue par Gérard Volori, une photo de sa femme dans une position tendue main à ses adversaires.
« Une photo de ma femme ! a-t-il commenté, sans rien ajouter, pointant du doigt sa femme, dont la peau est noire, comme excuse à son non-extrémisme. « Merci ! » insiste-t-il en laissant le plateau muet. Seule la candidate LREM Sarah Pion conclura dans un extrait non vu dans cette vidéo que « la vie privée doit rester du domaine privé ».
Add Comment