Le troisième jour du procès de Benjamin Mendy vendredi, journée consacrée au contre-interrogatoire de la plaignante, entendue la veille, qui a dénoncé des tentatives de viol répétées au domicile du footballeur dans un témoignage difficile à étayer. C’est Eleanor Laws, l’une des avocates de l’ancien joueur de Manchester City, qui a tenté de déstabiliser la jeune femme présente à l’audience sans succès.
“Si quelqu’un m’écoutait, alors je pourrais essayer de passer à autre chose”
L’avocat de la défense de Benjamin Mendy a notamment interrogé à plusieurs reprises la requérante sur certains détails de sa version. Pourquoi, par exemple, des amis à elle qui ont demandé à parler à Louis Saha Maturi, un proche du joueur également accusé de viol, pour dire qu’ils n’étaient “pas contents” après l’agression présumée, n’ont pas déjà été ramenés pour faire face à des accusations ? “Parce que tu as commencé à mentir et à exagérer à tes amis sur ce qui est arrivé à Mandy ?”, “Absolument pas”, a répondu joyeusement la plaignante.
La défense a alors demandé pourquoi la jeune femme avait attendu plusieurs semaines avant de porter formellement plainte : « Entre ce soir et début novembre, tu t’es convaincue que tu étais bien victime de tout ça. » La réponse est d’ailleurs ferme à l’accusatrice de Mendy : « Vous n’aviez pas besoin de me convaincre. J’étais absolument sûr de ce qui s’était passé. A aucun moment je n’ai donné mon accord. Interrogée sur les raisons pour lesquelles elle s’est rendue à la police, la plaignante a expliqué qu’elle s’était sentie “tellement mal” après l’agression qu’elle “voulait juste que sa vie se termine”.
« Je ne voulais plus être là. C’est une pensée effrayante pour moi parce que je sais que j’ai des amis proches et un bon travail, mais je ne peux pas continuer à être honnête. Je me suis dit que si j’y allais, ils m’entendraient. Parce qu’ils ne m’avaient pas entendu ce soir. Je me suis dit que si quelqu’un m’écoutait, si je pouvais me sortir ça, alors je pourrais essayer de passer à autre chose. Je ne voulais plus vivre ma vie. Je ne voulais plus être là, pour ainsi dire. L’affaire reprendra lundi, avec un troisième plaignant habituellement présent au tribunal.
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