Coupable de s’être abstenu au second tour de l’élection présidentielle, Jean Lassalle a été sanctionné par le Conseil constitutionnel pour annuler des votes dans sa ville natale de Lourdes-Ischer (Pyrénées-Atlantiques). Il a fait part de son incompréhension dans une lettre adressée au président de l’institution ce mercredi 27 avril.
En réponse à la décision du Conseil constitutionnel contre les électeurs de sa ville, Jean Lassalle leur a présenté ses excuses dans une lettre adressée à Laurent Fabius et transmise sur Twitter.
Ma lettre au Pst du @Conseil_constit concernant leur décision prise aujourd’hui, concernant mon action lors du second tour dans le bureau de vote de Lourdios-Ichère @jeanlassalle Lien vers la décision du @Conseil_constit : pic.twitter.com/Bq22ehCJdL
— Jean Lassalle (@jeanlassalle) 27 avril 2022
“Je m’excuse auprès des offices actuels, auprès de tous les citoyens de la commune de Lourdios-Icher, pour la plus grande malhonnêteté qu’ils aient eu à endurer à cause de moi depuis que la commune existe. Je le ferai personnellement avec chacun un par un”, a déclaré le maire de la ville entre 1977 et 2017.
Présentée comme “la chose la plus importante de sa vie” dans une vidéo postée par son fils sur Twitter, son abstinence, filmée ce dimanche, a déclenché l’annulation des bulletins de vote déposés dans sa ville. Outre cette décision, le Conseil constitutionnel mentionné dans sa décision a donné “d’éventuelles poursuites pénales” contre le député français.
Deux requêtes ont été soumises au Conseil constitutionnel
L’ancien vice-président du Mouvement démocrate a soumis deux demandes à Laurent Fabius. “Je demande simplement à votre institution de bien vouloir lever la sanction que vous avez imposée à la commune de Lourdios-Ischer, qui n’a rien à voir avec cela. Au contraire, je vous prie de bien vouloir engager ou engager immédiatement les poursuites pénales dont vous parlez contre moi », a expliqué Jean Lassalle dans sa lettre.
Il a ensuite convoqué le Conseil constitutionnel pour mettre à exécution ses menaces au niveau pénal. “Je veux répondre publiquement de mes actes et payer les éventuelles conséquences prévues par la loi : peine d’emprisonnement, privation de mes droits civiques, amendes… Je ferai appel à vos lieux et lieux auxquels il est important de rendre justice », a ajouté le candidat à la dernière élection présidentielle.
Lors du premier tour de l’élection présidentielle, le leader du mouvement Resiston a obtenu 3,13% des suffrages.
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