Incidents au Stade de France : sous les couleurs de Liverpool l’élue du Conseil de Paris veut la démission du préfet Laleman et de Gérald Darmanin
Le chef de file des élus communistes de Paris a revêtu mercredi le maillot de Liverpool pour les Rouges pour exiger à nouveau du Conseil de Paris la démission du préfet de police de Paris Didier Laleman et celle du ministre de l’Intérieur après les incidents de samedi. Stade de France.
“Aujourd’hui, le monde entier découvre la méthode du préfet Lalement, alors que nous le soutenons depuis trop longtemps”, a déclaré Nicolas Bone-Ulag, un supporter de Liverpool portant un maillot des Reds sous sa veste. “C’est sa doctrine du maintien de l’ordre”, faite de “répression plutôt que d’apaisement” et “d’usage disproportionné de la force”, qui relève du “fiasco de samedi”, a confirmé l’élu communiste.
Selon Gérald Darmanin, « 30 000 à 40 000 supporters anglais se sont retrouvés au Stade de France, soit sans billets, soit avec de faux billets », ce qui a entraîné des embouteillages massifs et des débordements. Des chiffres contestés par l’opposition politique et également remis en cause par l’UEFA. Pour M. Bonet-Ulaj, qui a déjà demandé la démission de M.M. Darmanin et Lalement, “ce ne sont pas des faux billets : aujourd’hui l’UEFA estime leur nombre à 2 800. Ce mensonge de Gérald Darmanin ne cache en rien son incompétence.” Habituellement présent lors des questions d’actualité au Conseil à Paris, Didier Laleman était absent mercredi “sur les questions de la réserve électorale” avant les législatives, a indiqué mercredi dernier le premier adjoint Emmanuel Grégoire (PS).
Pour Mr Bone-Uladz, le fiasco du Real Madrid-Liverpool “Aujourd’hui, il y a des doutes sur la capacité de notre pays à organiser de grands événements”, a ajouté Nicholas Nordman (PS), un aide à la sécurité.
Dans une autre intervention mercredi, des élus communistes ont déclaré que sur les 35.000 agents de sécurité nécessaires pour les JO, en plus de la police nationale et de la gendarmerie, “seuls 13.000 peuvent être fournis aujourd’hui par des sociétés de sécurité privées”.
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