L’ancien ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer arrive pour l’inauguration du second quinquennat d’Emmanuel Macron à l’Elysée (Paris), samedi 7 mai 2022. A droite Sarah El Hairi, ancienne secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement. GONZALO FUENTES / AP
C’était la première fois que Jean-Michel Blanker se présentait dans la 4e circonscription de la Loire. Pour l’ancien ministre de l’Education, le baptême du feu sera terminé.
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Du côté de Montargis, dans cette circonscription qui a toujours voté à droite depuis 1958, Jean-Michel Blanker, qui a passé cinq ans à la tête d’un ministère souverain – un record de longévité sous la Ve République – a appris sa démission L’eurodéputé Jean-Pierre Door (Les Républicains), élu depuis 2002, qui ne se représente pas. Lors de l’élection présidentielle, le candidat du Rassemblement national (RN) Marin Le Pen est arrivé en tête du premier tour (32%) ainsi que du second tour (52%).
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Dans un premier temps, l’ancien recteur cherchait à se parachuter dans le 3e arrondissement d’Evelyn, un terrain de droite actuellement occupé par Béatrice Piron (LRM). Selon une source proche du ministre, ce dernier aurait accepté de devenir l’adjoint de M. Blanker, qui quitterait son siège à l’Assemblée nationale en cas de nomination au gouvernement Bourne.
Mais le mois de janvier est passé. Le très décrié protocole sanitaire dans les écoles, annoncé par Ibiza (Espagne), où il repose, a alors fait la vedette de l’ancien favori de l’Elysée. Puis l’entourage de Jean-Michel Blanker s’est mis en quête d’un nouveau point d’ancrage : ce serait le 4e arrondissement de la Loire.
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Mais même s’il a finalement été investi par la majorité présidentielle, la concurrence a été féroce au premier tour pour le ministre, avec au moins deux rivaux de droite dans les rangs. “C’est le candidat exilé dans la province d’Elise. Il a des difficultés à Paris, alors ils essaient de lui trouver un travail pour finir sa carrière », raillait Jean-Pierre Door, notamment début mai, qui soutenait le candidat républicain Ariel Lévy. “Il fallait qu’il choisisse ailleurs, on va tout faire pour ne pas être élu”, a-t-il prévenu.
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