Il s’agit de la cinquième hausse consécutive du taux directeur de la banque, qui tente depuis des mois de ramener l’inflation annuelle dans une fourchette de 1 à 3 %. Un seuil franchi en avril 2021.
L’inflation, qui a depuis atteint des sommets jamais vus depuis près de 40 ans, s’est établie à 7,6 % en juillet, en légère baisse par rapport à 8,1 % en juin.
Malgré cette baisse due à la baisse des prix de l’essence, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, prévient la Banque du Canada.
D’autres augmentations sont attendues
Hors essence, l’inflation s’est accélérée et les données ont montré que les pressions sur les prix se sont élargies, en particulier du côté des services. Les principales mesures de l’inflation de la banque ont continué d’augmenter entre 5% et 5,5% en juillet, a constaté l’institution.
Les enquêtes montrent que les anticipations d’inflation à court terme restent élevées. Et plus ils restent longtemps, plus l’inflation risque de s’enraciner.
Pour toutes ces raisons, le Conseil de direction de la Banque estime que le taux préférentiel devra encore augmenter.
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« Les effets des épidémies de COVID-19, les perturbations de l’approvisionnement en cours et la guerre en Ukraine continuent de ralentir la croissance et de faire grimper les prix. »
— Extrait du communiqué de presse de la Banque du Canada
Compte tenu de cette nouvelle hausse, le taux préférentiel a augmenté de 3 points de pourcentage depuis le début de l’année. C’est un frein majeur pour calmer une économie en surchauffe en renchérissant le coût du crédit.
La Banque du Canada a encore haussé son taux directeur. C’est la cinquième fois que cela se produit depuis mars. Il se situe désormais à 3,25 %, un plus haut depuis 14 ans. En essayant de freiner l’inflation, la banque ajoute une pression supplémentaire sur les finances des Canadiens anxieux. Réactions avec Yasmin Mehdi.
Pour les consommateurs, cette nouvelle hausse du taux préférentiel entraînera une hausse des taux d’intérêt et donc des taux hypothécaires. Tout comme les prêts automobiles, les cartes de crédit ou les marges de crédit.
Selon Equifax Canada, la dette des consommateurs canadiens a augmenté de 8,2 % au deuxième trimestre de 2022 par rapport au même trimestre l’an dernier.
La hausse rapide des taux d’intérêt n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les entreprises, qui doivent également faire face à des prêts et à un fort endettement, alors que les prix des services et des matières premières restent élevés.
La Banque du Canada a relevé son taux directeur de 75 points de base, à 3,25 %, dans le but de freiner la poussée inflationniste qui continue d’exister au pays.
L’économie est toujours en surchauffe
Quant à l’économie canadienne, elle demeure dans une situation de demande excédentaire et les marchés du travail demeurent tendus, a noté la banque centrale.
Au deuxième trimestre de 2022, le produit intérieur brut a augmenté de 3,3 %.
Bien que ce chiffre soit légèrement inférieur aux prévisions de la Banque, les indicateurs de la demande intérieure sont très solides : la consommation a augmenté d’environ 9,5 % et les investissements des entreprises de près de 12 %, ont écrit la direction de la Banque du Canada.
Malgré la lenteur de la demande à répondre aux hausses successives de son taux directeur, l’institution s’attend tout de même à ce que l’économie ralentisse en deuxième moitié d’année alors que la demande mondiale faiblit et que le resserrement de la politique monétaire ici au Canada commencera à rapprocher la demande de l’offre.
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