“On ne peut pas empêcher un homme”, disait le père d’Albert Camus.
Il ne laisse pas la voie libre à tous ses désirs, à tous ses fantasmes, à tout ce qui se passe entre ses deux oreilles quand son esprit éteint les lumières et va se coucher.
Eh bien, André Boasclair ne s’est pas arrêté là.
Malgré tout, il a dû perdre.
Au contraire, il a ouvert les vannes et s’est laissé aller.
TOUT RISQUER
André Boasclair, qui est allé en prison lundi, s’est-il comporté de la même manière lorsqu’il était ministre de l’Environnement ? Chef du PQ ? Nous ne savons pas.
Tout ce que l’on sait, c’est qu’il a été démis de ses fonctions de délégué à New York en septembre 2013 à la suite d’une enquête interne sur son comportement erratique.
Des sources qui se sont confiées à notre bureau d’enquête à l’époque ont évoqué la consommation de drogue et la présence de jeunes dans la résidence officielle.
Bref, le gars avait l’air d’être à la fête.
Malgré l’importance du poste qu’il occupait.
Cela me surprend toujours.
Des gens qui sont prêts à tout risquer, leur réputation, leur avenir, leur travail, certains même leur partenaire et leur famille, pour voyager.
C’est comme se transformer en loup-garou. À un moment donné, vous êtes une personne respectable à tous points de vue, le suivant vous êtes une bête.
Violeur, agresseur.
Regardez le Français Nicolas Hulot.
L’homme était pratiquement perçu comme un saint.
Productrice, animatrice, écrivaine, militante écologiste, ministre de la transition énergétique sous Macron, belle, belle, des valeurs à la bonne place.
Héros de la gauche.
Cependant, selon de nombreuses femmes qui se sont manifestées, l’homme est un violeur en série.
Rien n’a encore été prouvé, mais l’enquête est en cours.
LE CORPS FAIT CE QU’IL VEUT
Dans Frissons, son premier long métrage d’horreur, qu’il a tourné à L’Île-des-Sœurs, le réalisateur canadien David Cronenberg montre ce qui se passerait si, du jour au lendemain, nos corps ne s’effondraient pas plus que sa tête.
Si notre libido prend le contrôle de nos vies.
Si tous les êtres humains commençaient soudainement à perdre le contrôle de leurs instincts sexuels.
Si, pour reprendre les mots du père de Camus, nul homme ne peut désormais « s’arrêter ».
Eh bien, ce serait un gâchis, une anarchie.
L’équivalent d’un film de zombies.
La société s’effondrerait littéralement.
Heureusement, dans l’esprit de la plupart des hommes et des femmes, il existe quelque chose appelé le “surmoi” (conscience, raison), qui exerce un certain contrôle sur notre inconscient.
Lorsque l’instinct sexuel s’affole, l’alarme se déclenche automatiquement et le “surmoi” libère des jets qui éteignent la flamme du désir.
Cependant, avec des agresseurs comme André Boasclair, les “arroseurs” ne fonctionnent pas.
Lorsque la libido surchauffe, toute la conscience prend feu et il n’y a rien pour éteindre le feu.
Vous devez satisfaire votre désir.
Il me semble que si tu ressens ça en toi, tu consultes, non ?
Essayez-vous de “faire mieux” ?
Pour vous protéger et protéger les autres ?
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