L’incertitude reste entière pour le second tour des législatives. La coalition de la majorité présidentielle, baptisée Ensemble !, a recueilli 25,75 % des voix dimanche 12 juin, juste devant la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), selon les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur. La coalition de gauche a obtenu 25,66% des voix.
>> Résultats, analyses… Suivez les réactions au lendemain du premier tour des législatives dans nos vies
Selon les premières prévisions, le camp d’Emmanuel Macron est à prendre avec prudence de 255 à 295 sièges à l’Assemblée nationale. Il n’est pas certain d’obtenir une majorité absolue, déterminée à 289 sièges. En 2017, le parti En marche d’Emmanuel Macron a remporté 313 sièges à l’Assemblée nationale. Cinq ans plus tard, il semble difficile pour La République en marche de remporter à elle seule une telle majorité.
Dès lors, le parti présidentiel devra s’appuyer sur ses alliés de l’Ensemble ! à gagner : Horizons, la formation d’Edouard Philippe ; Law, celle du ministre Frank Rister ; et le modem de François Bayrou. L’enjeu est de taille : sans le Palais Bourbon, attaché à sa cause, le chef de l’Etat ne pourra pas faire passer les réformes de son second mandat et devra négocier avec ses adversaires en cas de majorité relative.
Avec une abstention record de 52,49 %, la barre était haute pour se qualifier pour le second tour, puisqu’il fallait récolter plus de 12,5 % des inscrits. Résultat : la majorité s’est retrouvée face à un duel avec soit un candidat de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, soit les Républicains, soit le Rassemblement national. La coalition de gauche parvient à secouer les partisans d’Emmanuel Macron.
Jean-Luc Melanchon et ses alliés ont été les seuls à apporter de l’élan lors de cette lente campagne électorale, pariant sur un mot efficace : faire fatiguer le chef de La France au prochain premier ministre. “Aucun parti politique ne peut imposer un nom au président”, a déclaré le président.
Il reste une semaine au chef de l’Etat et à ses partisans pour convaincre les électeurs et espérer qu’ils ne se retrouveront pas dans le scénario compliqué de la coexistence. L’un des enjeux est, notamment, le sort réservé aux quinze ministres candidats, qui ont tous passé le premier tour. Pourtant, certains sont en difficulté, comme la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Amélie Monschalin et le ministre des Affaires européennes Clément Bonn, tous deux en lice. Au soir du premier tour des législatives, Emmanuel Macron s’est dit “déterminé à se rassembler”, selon son entourage à France Télévisions.
Add Comment