Des bateaux échoués sur la plage de Sagone après la tempête, à Coggia (Corse-du-Sud), le 18 août 2022. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Le bilan est élevé en Corse après un violent épisode d’une rare violence le jeudi 18 août, qui a fait cinq morts et une vingtaine de blessés – dont quatre en urgence – selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’y est rendu en fin de journée” pour exprimer son soutien aux résidents et aux vacanciers”.
Une tempête herculéenne, avec des rafales dépassant parfois les 200 km/h, des éclairs intenses et de fortes pluies, a traversé l’île d’ouest en est entre 8h15 et 9h35. Un pic à 224 km/h dans le village montagnard de Marignana a été constaté par Météo-France, qui a mis les deux départements en alerte jaune avant de repasser en orange en fin de matinée.
A lire aussi : Orages en Corse : Météo-France évoque une situation “difficile à prévoir”
La plupart des victimes étaient des vacanciers durant cette période, qui marque le pic de la saison touristique de l’île. Dans la pinède de Calvi (Haute-Corse), un campeur de 46 ans a été écrasé par la chute d’un arbre sur son bungalow. A Erbalonga, un balcon sur la mer en périphérie de Bastia, les autorités ont déploré la mort d’une kayakiste de 60 ans, portée disparue quelques heures plus tôt par son mari. Toujours en mer, mais cette fois en Corse-du-Sud, un pêcheur de 62 ans est mort dans la baie de Girolata, aux portes de la réserve naturelle de Scandola.
Aux abords de la plage de Liamone, située sur la commune de Coggia, à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio, une femme de 72 ans a été mortellement frappée à la tête par le toit d’une paillote déchirée par le vent. Non loin de là, dans la station balnéaire de Sagone, une adolescente de 13 ans en vacances a perdu la vie dans un camping, victime d’un arbre tombé sur le bungalow où elle vivait avec sa famille. Son oncle et sa sœur de 11 ans, grièvement blessés, ont été transportés au centre hospitalier Misericordia d’Ajaccio.
“Les arbres sont tombés comme des allumettes”
Au sein de cet établissement hôtelier de plein air, comme le reste des camps d’été, quatre camps d’été ont été pris en charge – avec 124 enfants et vingt-deux adultes – principalement à la salle des fêtes et au monastère de Vico.
“Dans ce camping, les gens criaient dans tous les sens, les arbres, les aulnes énormes, tombaient comme des allumettes, ça a duré une dizaine de minutes”, a déclaré au journal Le maire (autre droite) de Vico et président de l’intercommunale François Colonna. Monde. “Les villageois ont fait réfléchir les enfants de la colonie de vacances avant leur départ pour la métropole samedi car ils avaient subi un traumatisme”, a expliqué l’édile. “Il y a eu une masse noire, des jets d’eau et la sensation d’une poche éclatée d’un coup : la force du vent a déplacé mon 4×4 de 6 mètres”, poursuit M. Colonna.
Il vous reste 60,8% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.
Add Comment