France

la cour de cassation donne un “avis favorable” à l’extradition du jeune Français vers les USA

Le Français de 21 ans, suspect dans une affaire de cybercriminalité, risquerait 116 ans de prison en cas d’extradition vers les Etats-Unis, selon son avocat.

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Publié le 08/08/2022 17:03 Mis à jour le 08/08/2022 17:33

Temps de lecture : 1 mn.

La Cour de cassation marocaine a rendu un “avis favorable” à l’extradition vers les Etats-Unis du Français Sébastien Raoult, selon un document officiel consulté lundi 8 août par franceinfo, confirmant des propos tenus par l’AFP. Fermé depuis le 2 juin près de Rabat, ce Français est soupçonné de cybercriminalité avec des entreprises dont certaines sont américaines. Il pourrait encourir jusqu’à 116 ans de prison aux États-Unis s’il est reconnu coupable, selon son avocat, Philip Ohion.

Pour justifier sa décision, rendue mercredi 20 juillet, la Cour de cassation du Maroc explique que la demande d’extradition a été présentée par les Etats-Unis “dans le délai prévu par la loi”. Il précise en outre que les “crimes” revendiqués par les Américains “ont leurs équivalents dans le Code pénal marocain”. “La demande d’extradition répond à toutes les exigences de la loi”, indique le jugement.

En annonçant cette nouvelle, la défense du Français de 21 ans originaire d’Epinal (Vosges) a rappelé sa “détermination à obtenir l’extradition” de son client “en France”, a indiqué à l’AFP son avocat Philippe Ohillon.

Le père du suspect a adressé vendredi une lettre ouverte au président Emmanuel Macron, lui demandant de lui venir en aide, avant d’écrire une autre lettre à Eric Dupont-Moretti, le ministre de la justice, une lettre publiée samedi sur son compte Facebook. Il demande au garde des sceaux l’ouverture d’une enquête par l’inspection générale des services judiciaires.

“Nous pensons que Sébastien Raoul n’a pas été simplement abandonné par la France, il a été sacrifié”, a déclaré l’avocat. Le jour même de l’arrestation de Sébastien Raoul au Maroc, “l’opération policière franco-américaine du 31 mai” a permis l’arrestation en France de “cinq autres personnes dans ce dossier”, a-t-il souligné.

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