France

La crise des passeports, une situation « bordélique »

Les quelque 900 personnes embauchées pour réduire la crise ne semblent pas suffisantes pour alléger la charge de travail dans les bureaux de Service Canada, ni pour apaiser la frustration et l’anxiété des passagers.

Le mécontentement de centaines de personnes devant le bureau des passeports de Laval en a fait réagir plusieurs.

“Il n’a pas fallu une boule de cristal pour savoir que lorsque les mesures sanitaires ont été levées, […] Les Québécois voudraient partir en voyage », a déclaré Alexandre Buleris, député de Rosemont-La-Petite-Patrie et chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD).

“Nous avons un obstacle et nous avons des situations complètement absurdes. “Les députés sont submergés d’appels de personnes qui ne veulent que provoquer la déception”, a-t-il poursuivi.

Il déplore que la situation suscite la polémique et dénonce l’inaction du gouvernement fédéral.

“On pose des questions au ministre, ce n’est jamais clair. Elle nous dit qu’il sera bientôt décidé qu’on embauchera des gens, on ne sait pas qui, on ne sait pas où.

“Pourtant, la fonction publique fédérale est une énorme machine, il y a des dizaines de milliers de personnes, il n’y a pas moyen de réaffecter en urgence des personnes pour traiter ce dossier au plus vite ?”, s’est interrogé M. Buleris.

“C’est une grande incompétence de la ministre Karina Gould. On se demande où sont ces 600 à 900 personnes qu’il a embauchées, car il n’y a rien de réglementé. Ça s’aggrave de jour en jour”, a-t-il déclaré.

Retrouvez toute l’interview dans la vidéo ci-dessus.