France

la deuxième série de mesures finalement adoptées par le Parlement

Après trois semaines de débats houleux à l’Assemblée nationale et au Sénat, le Parlement a finalement voté le deuxième volet des mesures de pouvoir d’achat ce jeudi 4 août, en fin d’après-midi. Ces mesures, inscrites dans le budget révisé 2022, ont été revues par une commission mixte paritaire afin que les deux chambres puissent s’accorder. L’Assemblée nationale a adopté le texte avec 292 voix “pour”, 120 “contre” et 98 “abstentions”. Les sénateurs ont approuvé le budget révisé par 222 voix contre 97, avec le soutien notamment de LR, des centristes et de la majorité du RDPI En Marche. La gauche a voté contre. Mercredi, le parlement a adopté la première série de mesures issues de la loi d’urgence sur le pouvoir d’achat.

Les principales mesures de la deuxième partie

Ce deuxième volet des mesures représente un paquet de 44 milliards d’euros. Plus d’un quart soit 9,7 milliards est destiné à financer la renationalisation à 100% d’EDF.

Un milliard d’euros est également prévu pour la prime exceptionnelle de rentrée. Concernant ces derniers, un avis général a été constaté, la prime de 100 euros sera finalement versée aux bénéficiaires des minima, ainsi qu’à ceux qui bénéficient de la prime d’activité.

Le projet de budget rectificatif pour 2022 contient également une enveloppe de 600 millions d’euros pour les collectivités. Cela leur permettra de faire face à la hausse des prix de l’énergie, à la hausse de l’indice des fonctionnaires et à la hausse du RSA.

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Parmi les autres mesures figurent la suppression de la redevance audiovisuelle, le maintien du bouclier tarifaire sur l’énergie et la décote sur le carburant à 30 centimes le litre en septembre et octobre, puis 10 centimes en novembre et décembre.

Enfin, le texte confirme la possibilité pour les entreprises volontaires de racheter la RTT à leurs salariés jusqu’à fin 2025.

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De nouveaux laissez-passer et une nouvelle commission mixte

Comme pour la première partie des mesures finalement adoptées mercredi, nous avons dû accorder nos violons. Sur ce deuxième volet, les députés et sénateurs se sont mis d’accord mercredi soir sur un texte commun, mais il a fallu, là encore pour le gouvernement, négocier.

L’un des sujets au centre des débats était l’extraordinaire prime de rentrée. Le Sénat de droite voulait l’augmenter de 50 euros, mais le garder pour les travailleurs à faibles revenus, c’est-à-dire les seuls bénéficiaires de la prime d’activité. L’amendement des sénateurs LR a fait le saut à gauche. Un compromis a été trouvé : une prime de 100 euros pour les allocataires des minima sociaux, ainsi que pour ceux qui perçoivent une prime d’activité.

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Autre sujet de discussion lors de la commission mixte paritaire, la création d’une carte vitale biométrique, mesure adoptée. Elle a été imposée par le sénateur vendéen Bruno Retaillo (LR) comme condition sine qua non au succès de la Commission mixte paritaire.

En revanche, il n’y aura pas d’impôt exceptionnel sur les bénéfices excédentaires des grands groupes. La mesure était réclamée par la gauche et l’extrême droite. Le système existe déjà chez nos voisins de Grande-Bretagne et d’Italie. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire l’a balayée, estimant qu’il fallait “stopper le réflexe pavlovien de la taxe”. Pour autant, le dossier est loin d’être clos, après les bénéfices nets de TotalEnergies au deuxième trimestre (5,7 milliards d’euros), il pourrait revenir à l’automne au Palais Bourbon et au Palais du Luxembourg.

Ce jeudi matin, auprès de nos confrères de France Inter, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet et députée des Yvelines (Renaissance) a affiché sa satisfaction : « c’est un excellent signal que nous envoyons à nos concitoyens, la démocratie est Depuis son pays, le vice-président de la Somme François Ruffin (LFI) n’a pas caché sa déception et sa colère : “là ce qui s’organise, c’est une baisse du pouvoir d’achat”, a-t-il évalué sur l’antenne de France Info.

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