Yasmina Katu 10 h 02 16 août 2022 modifié à 10 h 03 16 août 2022
Un cas de poliomyélite découvert à New York aux États-Unis inquiète les autorités sanitaires. De plus, les traces retrouvées dans les égouts suggèrent qu’il n’y a pas qu’un seul malade dans la ville. À Londres, le virus a également été trouvé dans l’eau. Face à cette recrudescence, la France pourrait-elle connaître de nouvelles pollutions ?
Le retour de la poliomyélite au Royaume-Uni et aux États-Unis inquiète les autorités sanitaires. Le virus de la poliomyélite a été découvert dans les égouts de New York. Mi-juillet, un cas de poliomyélite a été signalé dans le comté à une dizaine de kilomètres au nord de Manhattan. Il s’agissait du premier cas de polio dans le pays depuis près d’une décennie. Le jeune homme de 20 ans souffre maintenant d’une paralysie des jambes. À Londres, le virus a également été trouvé dans l’eau.
La France pourrait souffrir d’une contagion
Les autorités ont donc invité tous les enfants âgés de un à neuf ans à se faire vacciner contre la poliomyélite. Face à la recrudescence de ce virus dans les pays développés, la France pourrait-elle connaître de nouvelles contaminations ? La réponse est oui, car en 2019 4% des bébés n’ont pas reçu de rappel polio. Jean-Paul Stahl, professeur émérite de maladies infectieuses à l’université de Grenoble, exhorte les parents à faire vacciner leurs enfants.
La poliomyélite, une maladie “extrêmement grave”
“Il est très clair que si nous sommes infectés par le virus de la poliomyélite, c’est parce que nous ne sommes pas vaccinés ou alors nous sommes profondément immunodéprimés et les vaccinations ne sont plus efficaces”, a-t-il expliqué au micro d’Europe 1. “Donc le message est : il est absolument nécessaire d’avoir une bonne vaccination contre la poliomyélite, qui est une maladie extrêmement grave. C’est vraiment une vaccination que l’on peut faire à n’importe quel moment de la vie. C’est un vaccin qui est très efficace.
En France, 4 % des enfants n’ont pas reçu leur rappel en 2019. « On peut voir des petites épidémies dans des populations bien précises qui n’ont pas été vaccinées. On n’aura jamais d’épidémie majeure du fait de la couverture vaccinale mondiale, mais des cas chez des personnes non vaccinées. Le risque existe », conclut Jean-Paul Stahl.
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