Europe 1 avec AFP 21h56, le 24 mai 2022. Pour faire face aux séquelles de la guerre en Ukraine, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a imposé mardi un deuxième état d’urgence après la pandémie de Covid-19, qui devait expirer le mardi le lendemain. “La Hongrie doit rester en dehors de cette guerre et protéger la sécurité financière de ses familles”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a imposé mardi un deuxième état d’urgence, cette fois pour faire face aux séquelles de la guerre en Ukraine, alors que le premier, lié à la pandémie de coronavirus, devait expirer mardi prochain. “Le monde est au bord d’une crise économique. La Hongrie doit rester en dehors de cette guerre et protéger la sécurité financière de ses familles”, a déclaré le leader nationaliste sur Facebook, suscitant des inquiétudes. “Cela nécessite de la flexibilité et une action immédiate. Le gouvernement, exerçant son droit en vertu de la Loi fondamentale, a déclaré l’état d’urgence depuis minuit”, a-t-il ajouté.
La constitution a été amendée pour introduire cette mesure
Peu de temps avant l’annonce, le parlement, qui venait de prêter serment, a amendé la constitution pour autoriser une telle mesure « sujette aux conflits ». Le parti de Victor Orban Fidesz y détient une majorité des deux tiers. Les premières décisions prises dans ce nouveau cadre légal seront annoncées mercredi, selon Victor Orban.
L’organisation non gouvernementale pour les libertés civiles TASZ a condamné “l’état d’urgence devenu permanent”, rappelant qu’il avait déjà été instauré en Hongrie dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Il devait expirer le 31 mai. Elle offre à Victor Orbán “plus de marge de manœuvre qu’à l’accoutumée”, ce qui lui permet de “limiter ou simplement suspendre les droits fondamentaux de chacun”, dénonce l’ONG, qui déplore la marginalisation du parlement en Hongrie. Au pouvoir sans interruption depuis douze ans, Victor Orban, doyen des dirigeants européens, a été régulièrement accusé par ses partenaires occidentaux d’abus de pouvoir dans son pays, membre de l’Union européenne (UE) et de l’Otan.
Add Comment