Le 18 juin 2021, Cedric Jubilar a été arrêté pour le meurtre de sa femme Dolphin. Au terme de l’année de son arrestation, ses avocats espéraient que le juge des libertés et de la détention le libérerait au nom de la “présomption d’innocence”. Toutefois, le magistrat a renouvelé la garde à vue du suspect pour six mois ce lundi.
Lors d’une audience à huis clos la semaine dernière au tribunal de Toulouse, ses trois conseillers ont tenu à rappeler “la détention est l’exception, la liberté est le principe”. “La justice a décidé de prolonger la détention de Cédric Jubilar, étant donné que les enquêtes sont toujours pendantes”, a déclaré Alexandre Martin, l’un de ses avocats après la décision du juge des libertés et de la détention, déçu.
Ce dernier faisait suite à la requête du procureur et des juges d’instruction, qui s’opposaient à la sortie de prison du plâtrier de 34 ans, soupçonné d’avoir tué son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Kanyak-les. Mines, dans le Tarn.
“Argumentation déductive de l’accusation”
« Cédric Jubilar complète la cohorte de ceux qui doivent souffrir de cette détention provisoire. Ce n’est qu’alors que les dégâts sont perceptibles. Ce dossier est encore vide, il reste vide, il n’y a aucune preuve, il est là parce que la justice est mal motivée, étant donné que ça ne peut être que lui et ne se conforme pas aux autres », a poursuivi Me Martin. Or, selon lui, le fait que le téléphone de Dolphin ait été éteint le matin de sa disparition ait été activé alors que Cédric Jubilar était avec les gendarmes qu’il venait d’avertir, est une preuve de son innocence.
“La justice cherche ce qu’elle doit avoir avant de détenir une personne, c’est-à-dire des preuves, des preuves, des accusations. Tout ce qu’il faut avoir et faire en sorte d’appliquer le principe de précaution et de ne pas emprisonner les gens tant qu’on n’est pas capable d’avoir des pensées incriminantes qui sont différentes du raisonnement déductif », appuie son confrère Emmanuel Frank, pour qui son client a été écrasé par une machine judiciaire. . Elle regrette que cette détention fasse également l’objet de poursuites, car « la garde à vue est assimilée dans l’opinion publique à une manifestation de culpabilité ».
Après le rejet de quatre demandes de libération, ses avocats n’ont pas caché leur appel.
Add Comment