Bien que selon de récents sondages de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) 68 % des Québécois disent avoir l’intention de se faire vacciner une autre dose contre la COVID-19, sur le terrain les taux de vaccination ont stagné dans la province.
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“Avec la recommandation de la troisième dose, on a perdu une certaine partie des gens (…), donc avec la dose de cet automne, on pense aussi que l’intention est moins forte”, explique l’anthropologue et chercheur à l’INSPQ, Yves Dubé.
La fréquence inhabituelle pour un vaccin, alors que la santé publique recommande une nouvelle dose après 5 mois, mais aussi le sentiment d’en avoir fait assez avec deux ou trois doses, jouent un rôle dans la fatigue vaccinale.
“On a l’impression que la pandémie est un peu derrière nous, donc ce sera peut-être moins nécessaire”, a déclaré Mme Dube.
L’âge est aussi un facteur. Les personnes plus jeunes semblent moins susceptibles de recevoir des doses de rappel supplémentaires.
“Plus on est jeune, moins on est motivé, et on sait pour cause que le COVID entraîne moins de conséquences graves chez les jeunes. Ce sont vraiment de jeunes adultes, je dirais moins de 35 ans, là où c’est plus difficile”, souligne le chercheur.
Une tendance facilement perceptible jeudi matin alors que peu d’élèves utilisaient les services du Vaccin-o-bus placé dans la cour du Cégep de Limoilou.
Selon Mme Dubé, différentes stratégies devront être utilisées pour maintenir une bonne couverture vaccinale au sein de la population.
“Les gens en ont un peu marre des messages, nous devons donc nous intéresser davantage aux approches individualisées où nous allons expliquer pourquoi il est important de se faire vacciner.”
Or, dans la région de Québec, 16 000 personnes ont reçu une dose supplémentaire au cours des deux dernières semaines, selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale. Un petit regain de popularité, en partie dû à l’arrivée du nouveau vaccin bivalent, plus efficace contre le variant Omicron et ses sous-variants.
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