L’ancien candidat à la présidentielle était poursuivi pour des discours prononcés en 2019 dans lesquels il défendait les actions du maréchal Petten pendant la Seconde Guerre mondiale.
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Publié le 12/05/2022 15:02 Mis à jour le 12/05/2022 15:21
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La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi 12 mai l’acquittement en première instance en faveur d’Eric Zemor, jugé pour “recours en justice pour crime contre l’humanité”. En 2019, il a affirmé que le maréchal Petten avait “sauvé” des juifs français pendant la Seconde Guerre mondiale, des propos répétés lors de la campagne présidentielle de 2022. L’ancien candidat à la présidentielle n’était pas présent à l’audience, mais son avocat Olivier Pardo, a exprimé sa “grande satisfaction”. après la décision du tribunal.
“C’est un message à tous ceux qui veulent lancer des attentats scandaleux en utilisant des drames de la Seconde Guerre mondiale à des fins politiques. La liberté d’expression gagne”, a-t-il déclaré en quittant la salle d’audience. Les propos controversés d’Eric Zemmour remontent au 14 octobre 2019, lors d’un débat dans l’émission “Face à l’info”, dans laquelle il était chroniqueur vedette sur CNews, avec Bernard-Henri Levy. “Un jour (…) vous avez osé dire que Petten a sauvé les Juifs de France. C’est un monstre, c’est du révisionnisme”, a déclaré Bernard-Henri Lévy. “Encore une fois, la vraie chose, je suis désolé”, a déclaré Eric Zemor.
Lors du procès, Eric Zemmour s’est défendu contre toute contestation des crimes contre l’humanité et a estimé que le débat sur le rôle du régime de Vichy (1940-1944) chez les citoyens juifs français devait être tranché par les tribunaux, les historiens, et non la justice. Dans une décision qui l’a soulagé, le tribunal a estimé que les propos controversés de Zemmur avaient été tenus “point par point lors d’un débat sur la guerre en Syrie”. Cependant, le tribunal a reconnu que ses paroles contenaient un refus de participer [de Pétain] à la politique d’extermination des juifs du régime nazi. »
Les sorties controversées d’Eric Semmore lui ont valu une quinzaine d’affaires, notamment pour injure raciale, incitation à la haine ou contestation de crimes contre l’humanité. Il a été condamné à plusieurs reprises par des juridictions pénales, la dernière fois en janvier 2022 pour « incitation à la haine et à la violence » et « injures publiques à un groupe de personnes en raison de leur origine » pour avoir parlé à des mineurs non accompagnés. Il a fait appel de cette condamnation. Il a également été condamné à deux reprises pour “discours de haine” pour des déclarations faites en 2010 et 2016.
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