France

la mère critique la gestion de l’établissement

Une fillette de 11 mois est décédée mercredi dans une crèche du 3e arrondissement de Lyon. Le policier, qui a reconnu l’avoir forcé à ingérer un produit toxique, a été inculpé de “meurtre avec préméditation sur mineur de moins de 15 ans”. Une mère dont la fille fréquentait la même école maternelle a témoigné sur BFMTV.

“L’année dernière a été très difficile car tout le monde a été stressé.” Trois jours après la mort d’une fillette de onze mois dans une chambre d’enfants du 3e arrondissement de Lyon, une mère dont la fille fréquentait le même établissement depuis trois ans a témoigné devant le micro de BFMTV. Selon elle, la gestion de la crèche s’est fortement détériorée au fil des années.

“Il y avait des brûlés, des gens qui s’arrêtaient tout le temps, des gens qui ne venaient pas. Au final on en a eu un (auxiliaire) pour neuf, voire dix enfants et force est de constater que le contrat n’est plus dû. Tout le monde est respecté », a-t-elle déclaré.

L’employé a chargé

Mercredi matin, les pompiers ont été appelés pour une petite fille inconsciente dans cette crèche de la rue Danton. Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital et malgré plusieurs tentatives de réanimation, la jeune fille n’a pas pu être réanimée.

Le parquet de Lyon a dans un premier temps ouvert une enquête sur “l’homicide involontaire”. Une employée de la crèche, seule présente dans l’établissement lors des faits, a été interpellée par la police. Ce dernier a reconnu avoir “aspergé” la fillette puis lui avoir fait “avaler un produit corrosif”, “dépassé par les pleurs de l’enfant”, a indiqué vendredi le parquet.

Le salarié est accusé de “meurtre volontaire sur mineur de moins de 15 ans”.

L’affaire a provoqué une forte vague d’émotions. Il y a de l’étonnement parmi les habitants du quartier. Devant le micro de BFMTV, l’une d’elles s’est dit “horrifiée par ce qui s’est passé”. “C’est horrible parce qu’en tant que mère on veut le meilleur pour nos enfants et quand on choisit une crèche, on attend le maximum du personnel”, a-t-elle ajouté.

Selon le parquet, la poursuite de l’enquête devra “établir les circonstances exactes de ce drame” et “approfondir les éléments liés à la personnalité” du salarié.