La compagnie gazière polonaise PGNiG a confirmé la suspension des livraisons. La situation n’affecte pas les livraisons de routine pour les clients de PGNiG qui reçoivent le carburant comme demandé, a indiqué la société dans un communiqué. Le Premier ministre bulgare a, pour sa part, dénoncé cette manœuvre comme une rupture de contrat.
L’approvisionnement en gaz des deux pays reprendra dès qu’ils auront payé la Russie en roubles pour le gaz naturel, selon Gazprom. Le président de la Chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine, a annoncé dans son compte Telegram que [la Russie] nous devons faire de même avec les autres pays qui ne nous sont pas amis.
Le mois dernier, Gazprom a prévenu mardi la Pologne et la Bulgarie de son intention de fermer les robinets. Le gaz russe représente environ 50 % de la consommation de la Pologne, mais couvre près de 90 % des besoins en gaz de la Bulgarie.
Les gouvernements polonais et bulgare semblaient indifférents lorsque Gazprom a levé sa menace pour la première fois, assurant à ses citoyens que cela n’aurait pas beaucoup d’impact sur eux pour l’instant. C’est encore plus vrai pour la Pologne, qui prévoyait déjà d’abandonner complètement le gaz russe d’ici la fin de l’année.
Ces deux membres de l’Otan et de l’Union européenne se disent prêts à recevoir le gaz manquant d’autres sources.
Le Premier ministre bulgare Kiril Petkov a condamné mercredi l’extorsion inacceptable, ajoutant que la suspension constituait une grave rupture de contrat.
Nous ne succomberons pas à un tel racket, a-t-il insisté. Cet acte unilatéral d’extorsion est inacceptable.
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