La DNCG a décidé ce mardi de sanctionner Bordeaux d’une coupure administrative en National 1 en raison des difficultés financières des Girondins. Le club bordelais dispose de sept jours pour faire appel de cette décision et préparer une nouvelle audience devant l’instance de surveillance.
On pouvait s’y attendre étant donné les problèmes économiques rencontrés par les Girondins. Sportivement relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison 2021-2022, le club bordelais a été sanctionné mardi d’une relégation en National 1 après une inspection de sa situation financière par la Direction nationale du contrôle et de la gestion (DNCG).
La chute du club dans l’omoplate a été décidée par précaution. Mais si la direction de Gérard Lopez a une semaine pour faire appel, la situation semble la plus urgente à Bordeaux. En raison d’une dette d’environ 40 millions d’euros envers ses créanciers King Street et Fortress, l’équipe girondine est au bord de la faillite.
Bordeaux peut encore s’en tirer en appel
Si la vente d’Aurélien Chuameni au Real Madrid rapporte près de 11 M€ aux Girondins et qu’un éventuel transfert de Jules Kunde serait un plus non négligeable, Gérard Lopez devra déposer de l’argent neuf pour éviter que la DNCG ne confirme la sanction de deuxième instance.
Si les Girondins font appel de la décision de la DNCG, ce qui semble très probable, ils mettront deux semaines supplémentaires pour apurer les factures et préparer une nouvelle audience devant l’instance.
Alors soit les nouveaux comptes présentés par Gérard Lopez sont homologués et le club jouera en Ligue 2 la saison prochaine, soit le club restera dans le rouge et jouera en National 1 en 2022-2023.
Annecy attend, Saint-Etienne et Lille évitent les sanctions
Promu en Ligue 2, le club d’Annecy a également été sanctionné par un responsable financier du football français. Le club haut-savoyard a été placé sous contrôle économique en attendant la confirmation de son statut professionnel auprès de la LFP.
En attendant, la formation, formée par Laurent Guillaume, sera encadrée par ses salaires et les indemnités de mutation (mutations et prêts) seront bloquées jusqu’à ce que le conseil d’administration de la LFP décide d’obtenir un statut professionnel. Toujours en Ligue 2, Amiens ou encore Saint-Etienne et Caen ont finalement échappé à toute sanction. Il en va de même pour le LOSC en Ligue 1, qui n’a finalement pas été sanctionné par la DNCG après vérification de sa situation financière.
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