Les programmes de Martinique la 1ère ont été interrompus le mardi 28 juin 2022 par une grève nationale lancée dans le secteur audiovisuel. Une manifestation initiée par les syndicats contre la suppression annoncée de la redevance audiovisuelle.
C’est l’une des mesures de la loi sur le pouvoir d’achat, sur laquelle les députés doivent se pencher en juillet : la suppression de la redevance pour une licence audiovisuelle. Cette taxe, qui rapporte plus de 3 milliards d’euros par an, permet de financer l’ensemble des émissions publiques, dont France Télévisions et les 1ères chaînes (Martinique, Guadeloupe, Guyane…).
Le projet de suppression fait peser une menace sur l’indépendance, selon les syndicats de Martinique la 1ère.
L’audiovisuel public (radio, télévision et service numérique) est un acteur majeur de notre pays la Martinique en matière de documentaires, débats, programmes culturels, fiction, animation, cinéma, information, diffusion carnavalesque, vélo, tour en esquif et manifestations religieuses. C’est aussi le garant d’une information multiple et indépendante
UCSA CGT et CGTM Martinique 1ère
C’est au nom du pouvoir d’achat que le candidat Emmanuel Macron s’est engagé à supprimer la redevance. La mesure doit être inscrite dans la facture du pouvoir d’achat, défendue par Aurore Berge, députée de la majorité. “Il faut continuer à restaurer le pouvoir d’achat des Français et donc il faut continuer à réduire la pression fiscale. On l’a fait avec l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation, on le fait avec le droit d’auteur.”
Créée en 1933 pour financer le développement de la radio, la redevance a été étendue à la télévision publique en 1949. Le principe est simple. Chaque foyer disposant d’un téléviseur doit payer sa propre taxe audiovisuelle. Il coûte 138 euros par an. Versée par 23 millions de foyers, elle rapporte 3,2 milliards d’euros par an.
Cette taxe est distribuée directement pour financer plusieurs médias de service public, dont la télévision française et les 1ères chaînes (Martinique, Guadeloupe, Guyane, etc.). Ce montant permet de financer le cinéma, les documentaires, la créativité en général et la rémunération d’un service public d’information.
Le président de la république s’est engagé à déduire les frais du budget de l’État, mais les responsables craignent que chaque année ne dépende de la bonne volonté de l’exécutif.
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