(Istanbul) La Turquie a accepté de rejoindre les deux pays scandinaves après plus de trois heures de discussions mardi à Madrid, en marge du sommet atlantique.
Posté à 14h56
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu “l’entière coopération” de la Finlande et de la Suède contre les combattants kurdes du PKK et leurs alliés, a déclaré la présidence turque dans un communiqué mardi soir.
“La Turquie a obtenu ce qu’elle voulait”, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
L’accord a été signé mardi soir devant les caméras par les responsables diplomatiques des trois pays concernés.
Les deux pays candidats se sont engagés “à coopérer pleinement avec la Turquie dans la lutte contre le Parti des travailleurs kurdes, considéré par Ankara et ses alliés occidentaux comme une organisation terroriste, ainsi que les mouvements apparentés”, a-t-il déclaré.
Helsinki et Stockholm s’engagent également à “faire preuve de solidarité avec la Turquie dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes”.
De même, les deux capitales ont convenu de ne pas “imposer de restrictions ou d’embargos sur l’industrie de la défense”, a poursuivi la présidence turque.
Telles étaient les principales demandes de la Turquie pour retirer son objection à l’élargissement de l’OTAN à la Suède et à la Finlande.
La présidence turque affirme en outre que les deux nouveaux arrivants prendront “des mesures concrètes pour extrader les criminels terroristes” de leurs territoires et pour “interdire les activités de collecte de fonds et de recrutement du PKK et de ses affiliés” chez eux.
Enfin, elle s’est félicitée du fait que le mouvement Fetö basé aux États-Unis, Fethullah Gulen, qu’Erdogan a blâmé pour la tentative de coup d’État de 2016, a été reconnu comme une “organisation terroriste”. Tout comme le PKK, YPG et autres.
Elle y voit « une étape très importante dans la dimension internationale de la lutte de la Turquie contre le terrorisme ».
Les pays de l’OTAN “inviteront” formellement les deux pays à rejoindre l’Alliance mercredi après la levée du veto turc, a déclaré le secrétaire général Jens Stoltenberg à la presse à Madrid.
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