L’actrice Charlotte Vallandry, rendue célèbre par le film “Rouge Beiser” de 1985 et qui a rendu publique sa séropositivité et des problèmes liés à une greffe cardiaque, est décédée mercredi à l’âge de 53 ans, a indiqué son agent à l’AFP. Elle révèle sa séropositivité en 2005 dans son autobiographie Love in the Blood, énorme succès en librairie (180 000 ventes), puis adaptée en téléfilm. Sa trithérapie a épuisé son cœur et elle a eu recours à une greffe en 2003, faisant d’elle la première patiente séropositive greffée du cœur en France.
Elle a récemment annoncé sur les réseaux sociaux que son deuxième cœur touchait à sa fin et avait besoin d’une autre greffe. “En attendant le 3”, a-t-elle écrit sur Instagram le 8 juin. “Le 14 juin, Charlotte a dû subir une intervention chirurgicale d’urgence pour remplacer son ‘cœur de seconde main’ comme elle l’appelait, mais cette nouvelle greffe n’a pas accepté, ce troisième cœur n’a pas survécu”, lui ont expliqué sa fille, sa sœur et son père dans un déclaration transmise à l’AFP.
Un destin brisé par le sida
Née le 29 novembre 1968 à Paris, fille d’un père développeur de logiciels informatiques et d’une mère pianiste, Anne-Charlotte Pascal, de son vrai nom Anne-Charlotte Pascal, fait ses débuts au cinéma à l’âge de 16 ans dans le film Rouge Beiser (1985 d. ) par Vera Belmont. Le rôle de Nadia, jeune militante insoumise des Jeunes communistes qui voit son idéal vaciller après une rencontre amoureuse (Lambert Wilson) dans Cold War France, lui a valu l’Ours d’argent de la meilleure actrice à Berlin.
Elle n’avait pas encore 18 ans lorsqu’elle a découvert qu’elle avait contracté le VIH après une liaison avec un “prince gothique”, membre d’un célèbre groupe de rock, dirait-elle. Celui à qui l’on prédisait le sort de Sophie Marceau reviendra à la télévision, jouant de 1991 à 2000 dans la série “Les Cordier, magistrat et flic” (jusqu’à 11,4 millions de téléspectateurs) ou dans “Demain nous appartient” (2017-2019 ).
Avec l’aimable autorisation des associations de lutte contre le sida
“Nous apprenons avec émotion le décès de Charlotte Valandry, qui a contribué de nombreuses fois avec nous à la lutte contre le VIH et les discriminations dont sont victimes les personnes qui en sont atteintes”, a réagi l’association de soutien aux malades du sida Aides. Charlotte Valandry est “une grande et infatigable témoin de la vie avec le VIH et a ainsi permis des avancées dans la lutte contre la stigmatisation”, a salué l’association Sidaction.
L’actrice sera “enterrée en privé à Pléneuf-Val André”, la commune bretonne qui lui a inspiré son nom de scène. Une cérémonie religieuse aura lieu à Paris en septembre.
Un hommage à TF1 et au cinéma
Le groupe TF1, qui diffuse la série dans laquelle joue l’actrice, a fait part de sa “profonde tristesse”.
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Gérer mes choix
“C’est un homme qui n’abandonne jamais”, a déclaré mercredi soir sur franceinfo Dominique Besnehardt, son ami et agent. Il a décrit une actrice pour laquelle il avait une “profonde admiration”. Elle avait “un vrai tempérament”, a-t-il dit.
Une merveilleuse actrice, très spontanée, avec beaucoup de caractère – Jose Diane
Le réalisateur José Dayan, qui a tourné Charlotte Valandry dans “Le Gang des tractions”, s’est également souvenu dans franceinfo d’une actrice avec “beaucoup de caractère”. “C’était une actrice merveilleuse, très spontanée, comme je les aime.” La réalisatrice a confié que Charlotte Valandry ne pouvait pas être en sécurité sur le plateau à l’époque en raison de rumeurs sur sa séropositivité. “C’est une des raisons pour lesquelles je l’ai choisi quand même, je pensais que ce n’était pas normal”, a révélé José Dayan, qui a évoqué “l’injustice” de la carrière de Charlotte Vallandrey.
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