Législatives, pouvoir d’achat, retraites : la feuille de route chargée d’Elizabeth Bourne, déjà contestée par l’opposition
Elizabeth Bourne, qui est devenue hier la deuxième femme à diriger le gouvernement français sous la Ve République, trente ans après Edith Cresson, va devoir imposer un style plus strict que celui du très bon enfant Jean Castex.
Cet ancien ami proche du Parti socialiste, désormais membre de l’aile gauche de Macron, ne peut compter sur aucune prime face à l’opposition : Jean-Luc Mélenchon, qui espère être nommé à Matignon si le nouveau syndicat de gauche (Nupes ) a remporté les élections législatives, la considérant “parmi les figures les plus dures de la violence sociale” en Macronie, tandis que Marin Le Pen prédisait “la poursuite de la politique de mépris, de déconstruction de l’État, d’émeute sociale” de M. Macron.
Réforme de l’assurance-chômage, ouverture à la concurrence du réseau SNCF : le secrétaire général de la CGT Philip Martinez a reproché à LCI un “bilan très négatif” jusqu’ici d’un ministre qui écoute mais n’entend pas, comme M. Macron. “Le bilan d’Elizabeth Bourne sur les questions sociales est le bilan d’une femme de droite”, a déclaré à la France l’Inter Julien Bayou, secrétaire national européen à l’environnement, candidat des Verts et du Nupe à la législature.
A droite on pense le contraire. Avec cette nomination, “Macron de gauche veut imposer la politique de gauche”, a déclaré Xavier Bertrand, président (ex-Les Républicains) des Hauts-de-France, lors d’un café public à Paris.
Lors de sa brève allocution sur les marches de Matignon lundi, Mme Bourne a appelé à “agir plus vite et plus fort” face au “défi climatique et environnemental”, en impliquant d’autant plus la main-d’œuvre sur notre territoire car au plus près de la Français, que nous trouverons les bonnes réponses. »
Mais c’est en pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français, qu’elle devra d’abord convaincre, notamment avec l’application dans les prochains jours du chèque alimentaire, dans un contexte de forte inflation. Il devrait également lancer une réforme explosive des retraites visant à relever l’âge de la retraite à 64 ans à la fin du quinquennat, puis à 65 ans d’ici 2031.
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