France

L’agresseur dans le métro est fermé pour toujours

L’homme, qui a déjà paralysé le métro en aspergeant un passager de piment rouge, a écopé cette fois d’une peine indéfinie pour avoir touché les fesses de deux jeunes femmes, toujours sur le réseau des transports en commun.

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Ni la peine traditionnelle ni la peine suivie d’une période de surveillance ne protégeraient adéquatement la société du comportement impulsif, agressif et paranoïaque d’Emil Yombo, a déclaré le juge Ivan Poulenc dans sa condamnation mardi au palais de justice de Montréal.

L’homme de 33 ans a été condamné indéfiniment pour agression sexuelle, en plus d’être déclaré délinquant dangereux.

Cela le place automatiquement sous le joug des services correctionnels à vie, a déclaré le procureur Me Jean-Simon Larusz au Journal de la Couronne.

Il touche leurs fesses

À l’été 2020, après les avoir suivis, Yombo a touché les fesses de deux jeunes femmes qu’il ne connaissait pas.

Il a d’abord pris son cul sur l’escalator de la station Bonaventure après s’être tenu derrière elle tout en portant une cagoule sur la tête. Deux jours plus tard, il a touché les fesses d’une autre femme après avoir suivi sa maison depuis la station de métro Laurier.

A cette époque, il est sorti de prison en quelques semaines seulement. Il vivait au Centre correctionnel municipal d’Ogilvy et était sous surveillance à long terme.

Il a passé 45 mois en prison après avoir vaporisé du poivre de Cayenne sur quatre personnes, dont des employés d’un café-restaurant du métro, un homme dans un parc et un passager du métro.

Ce dernier événement a également provoqué l’arrêt de trois lignes pendant 29 minutes. Les dommages sont estimés à 23 200 $.

Ses deux dernières victimes vivent toujours avec les conséquences de ses actes, selon ce qu’elles ont dit au tribunal. La première a toujours peur des hommes, sauf qu’elle éprouve du stress et de l’inconfort lorsqu’elle marche seule. Quant à cette dernière, elle a été traumatisée par l’événement.

Incapable de contrôler

Le casier judiciaire de Yombo révèle qu’il a passé une grande partie de sa vie d’adulte en détention pour crimes violents. Il a été condamné plus de 30 fois.

Avant de recevoir sa peine, il a tenté en vain de convaincre le magistrat qu’il n’était plus la même personne et qu’il serait prêt à prendre des mesures pour changer sa vie.

“Ces propos sont un vœu plutôt qu’un vœu réel ou une opportunité de changement”, a déclaré le juge Poulin.

L’accusé a tendance à répéter le même comportement, est incapable de contrôler ses actes et présente un risque de récidive nettement plus élevé que la moyenne des autres détenus, selon le verdict.

Il devra passer au moins sept ans en prison avant de pouvoir être évalué par la Commission canadienne des libérations conditionnelles. S’il ne parvient pas à convaincre les commissaires qu’il mérite une libération conditionnelle, le délinquant dangereux pourrait être réévalué tous les deux ans, a expliqué Me Larouche.

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